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Vingt-quatre heures avant la  18e session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), une nouvelle Conférence préparatoire à ce sommet s’est ouverte, le 26 novembre, à Libreville. Elle va permettre aux ministres des Affaires étrangères, des Relations extérieures et de l’Intégration des pays membres à peaufiner les dossiers à soumettre aux chefs d’Etat.

Le ministre gabonais des Affaires étrangères, Pacôme Moubelet-Boubeya, et le président de la Commission de la Cemac, le 26 novembre 2020, à Libreville. © Gabonreview

 

Après la réunion du 24 novembre dernier par visioconférence, un nouveau round du Conseil des ministres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) s’est ouvert, le 26 novembre, à Libreville. Présidé par le chef de la diplomatie gabonaise, Pacôme Moubelet-Boubeya, ministre des Affaires étrangères, il enregistre la présence effective des représentants des pays de la CEEAC.

Pour cette réunion préparatoire à la rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement, convoquée par le président en exercice de cette institution, le président Ali Bongo Ondimba, qui devrait d’ailleurs passer le flambeau à son homologue Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, l’ordre du jour porte sur l’examen de la proposition de la grille salariale de la Commission, l’examen du projet de déclaration de la République centrafricaine (RCA), ainsi que l’examen de la mise en œuvre de l’article 114 du traité révisé et de la décision n°001/CEEAC/CCEG/XVII20 du 31 juillet 2020 fixant et organisant la période transitoire du personnel du Secrétariat général de la CEEAC.

«Sans un personnel compétent, expérimenté, engagé et motivé, il ne nous restera plus qu’à oublier nos ambitions collectives. Le personnel est notre meilleur capital dans l’aventure de l’intégration régionale», a fait savoir Moubelet-Boubeya. Il souligne, de même, que «notre réforme a mis la barre des standards à un niveau tellement élevé en ce qui le regarde, qu’elle ne peut plus continuer à fermer les yeux sur ses conditions de travail, rémunération et avantages».

L’amélioration des conditions de travail devrait s’accélérer avec la mise à disposition, par le Gabon, d’un nouveau siège au plus tard le 15 décembre prochain. Mais plus encore, le président en exercice du Conseil des ministres rappelle que «pour ne pas annihiler les initiatives de mise en œuvre du traité révisé en vue de l’accélération du processus d’intégration régionale avec la participation des Etats, la volonté politique devra être au rendez-vous».

Quant au président de la Commission, il n’a pas hésité à rappeler qu’une «réforme est faite pour être intégralement mise en œuvre». «Mais mettre intégralement en œuvre une réforme, c’est la conduire de façon effective et jusqu’à son terme. En d’autres mots, aller jusqu’au bout de la réforme. Ce qui implique aussi la mise à disposition de l’organe exécutif de la Communauté des moyens nécessaires à cet effet», a déclaré Gilberto da Piedade Verissimo, s’engageant à imprimer une culture de la performance et des résultats au sein de la Commission.

Les dossiers examinés devront être remis aux chefs d’Etat et de gouvernement qui les examineront à leur tour, en vue d’accélérer cette intégration régionale voulue par les 11 Etats membres de cette communauté.

 
GR
 

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