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Les ministres des Affaires étrangères, de l’Intégration et des Relations extérieures de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) sont de nouveau réunis ce 26 novembre, à Libreville, dans le cadre de leur Conseil des ministres, en prélude à la 18e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de cette communauté, prévue demain. Une opportunité pour le président de la Commission, Gilberto da Piedade Verissimo, de plaider pour la soumission du processus d’intégration de la région à une évaluation périodique.

Le président de la Commission de la CEEAC, Gilberto da Piedade Verissimo, lors du Conseil des ministres, le 26 novembre 2020, à Libreville. © Gabonreview

 

A l’ouverture du Conseil des ministres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), ce 26 novembre à Libreville, à 24 heures de la 18e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de cette région, le président de la Commission de cette institution a lancé des idées nouvelles pour faire avancer le processus d’intégration régionale, notamment celles portant sur l’évaluation du processus intégratif et les états généraux de l’intégration.

Pour Gilberto da Piedade Verissimo qui assistait à l’ouverture des travaux présidés par le ministre gabonais des Affaires étrangères, par ailleurs président du Conseil des ministres, Pacôme Moubelet-Boubeya, «après des décennies d’hésitations, de doutes et d’atermoiements, le moment est venu de soumettre le processus d’intégration de notre région à une évaluation périodique».

Le président de la Commission de la CEEAC s’inscrit dans la logique de l’aboutissement intégral de la réforme institutionnelle de cette institution qui ambitionne une économie forte et prospère, mais également une véritable circulation des biens et des personnes.  Gilberto da Piedade Verissimo rappelle que l’évaluation est «la seule et meilleure manière de vérifier, à temps, préalablement fixés, l’authenticité de notre volonté d’intégration et de notre capacité à la réaliser».

«Il s’agira, dans une telle démarche, de confronter nos déclarations avec la réalité», a-t-il fait savoir, non sans indiquer qu’il ne manquera pas de «rechercher le soutien des Etats membres en vue de faire adopter le principe de l’organisation périodique des états généraux de l’intégration».

Il préconise également la publication de l’état de l’intégration, voire la création d’une revue et des outils devant fournir des balises en vue d’aider à conduire efficacement ce processus d’intégration, pour «transformer notre rêve commun d’intégration régionale en une réalité concrète». Ce qui constitue, selon lui, les «premiers pas vers l’intégration continentale à laquelle nos Etats aspirent depuis plusieurs décennies maintenant».

 
GR
 

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