Ouverte le 9 mars 2024 à Malabo, la 24e session ordinaire des chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a, entre autres, débouché sur la levée des sanctions et la réintégration de la République gabonaise au sein de l’organisation régionale. Libreville exprime sa reconnaissance.

Les chefs d’État lors de la 24e session ordinaire de la CEEAC, le 9 mars 2024. © D.R.

 

«Ce samedi 9 mars 2024, la Conférence  des chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), réunie à Malabo en Guinée-Équatoriale, a décidé de la levée des sanctions et de la réintégration de la République gabonaise au sein de la CEEAC», a informé, le 9 mars, le ministre gabonais des Affaires étrangères, Régis Onanga Ndiaye. A Malabo se tenait, pour ainsi dire, la 24e session ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale. Organisée sous le thème «La CEEAC à la croisée des chemins : vers la consolidation de la réforme pour relever les défis de l’intégration régionale en Afrique centrale», elle visait, entre autres, à prendre des décisions sur des questions d’intérêt commun pour les pays membres.

La situation du Gabon figurait en bonne place. En décembre 2023, l’instance régionale avait réaffirmé les sanctions prises contre le pays à la suite de la prise du pouvoir par les forces de défense et de sécurité le 30 août 2023. Elle avait par ailleurs suspendu la décision de délocaliser le siège de la CEEAC, de Libreville à Malabo. Une douche froide pour Brice Clotaire Oligui Nguema et les autorités de la Transition qui ont, cependant, continué à rappeler les circonstances de ce coup d’État désigné dans le pays sous le terme de «coup de la libération», mais aussi d’insister sur le respect du chronogramme de cette Transition qui devrait durer deux ans et qui s’exécute progressivement.

Finalement assez pour convaincre les chefs d’État et de gouvernement qui ont par ailleurs «réaffirmé de manière définitive, le maintien du siège de la CEEAC à Libreville». De quoi soulager le gouvernement de la Transition qui «salue cette décision et adresse ses vifs remerciements aux chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC».

La décision intervient dans un contexte politique particulièrement animé au Gabon, à quelques semaines du Dialogue national et marqué par la sortie du silence de l’ex-parti au pouvoir dont certains cadres ont «finalement» pu discuter avec Ali Bongo, le président déchu, avait de nommer un organigramme provisoire à la tête de cette formation. Ils se plaignaient de ne pas pouvoir le rencontrer et étaient tentés de croire qu’il n’était pas libre de ses mouvements.

 

 
GR
 

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