Le bâtiment administratif du Collège d’enseignement secondaire (CES) Édouard Ekogha Mengue d’Oyem a pris feu, le 17 mars. Conforté par des tiges d’allumettes retrouvées sur les lieux et des tracts subversifs qui circulaient depuis quelque temps, le directeur des études de l’établissement soupçonne un incendie volontaire.

Vue du CES Public Édouard Ekogha et le bureau calciné. © D.R.

 

17 mars noir pour le Collège d’enseignement supérieur (CES) Édouard Ekogha. Situé dans le deuxième arrondissement de la Commune d’Oyem, dans le nord du Gabon, cet établissement public a pris feu aux environs de 6h du matin. «Le bâtiment abritant les bureaux administratifs du CES public Édouard Ekogha Mengue à pris feu ce matin. On compte d’énormes dégâts parmi lesquels tous les documents administratifs permettant l’évaluation des notes des élèves pour le compte de ce trimestre», ont informé sur les réseaux sociaux, les élèves de cet établissement.

Remarquant la montée des flammes, les habitants du quartier vont défoncer le portail et alerter les pompiers pour circonscrire le feu, mais aussi, les responsables de l’établissement pour constater les dégâts. «On nous a appelés au téléphone pour nous apprendre que le collège était en train de brûler. En arrivant sur place, nous avons constaté effectivement que mon bureau était totalement brûlé, calciné par des flammes», a déclaré le directeur des études du collège, affirmant que les flammes partaient du rideau arrière de son bureau à l’avant.

«Nous avons constaté qu’il y avait des tiges d’allumettes qui trainaient, qui jonchaient le sol, à l’extérieur des bureaux. Mon bureau a totalement brûlé et le bureau du principal partiellement brûlé», a précisé Anaclet Ondo Ndong. Les causes de cet incendie, le 3e du genre dans cet établissement public, restent pour l’heure inconnues à Oyem. Mais certains affirment que depuis quelque temps, des «tracts subversifs» étaient affichés dans l’établissement.

Ce qui, en plus des tiges d’allumettes retrouvées sur les lieux, fait croire à un incendie criminel. «Ce que je sais, c’est qu’on a constaté que les bureaux et tous les documents ont brûlé. Au regard des tiges d’allumettes, je ne saurai quoi vous dire, mais ça me fait plutôt penser que c’est quelqu’un qui l’a fait», a regretté Anaclet Ondo Ndong. L’incendie intervient alors que le gouvernement a imposé la fermeture des établissements sur l’ensemble du territoire, pour prévenir la propagation du Coronavirus dans le pays.

 
GT
 

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