«Choisir par opportunité et non par défaut» : le message fort du Salon national de l’orientation
Le stade de l’Amitié sino-gabonaise d’Angondjé a accueilli du 23 au 25 avril la 3e édition du Salon national de l’orientation, placée sous le thème de la «Vulgarisation des métiers et formations du numérique», dans une dynamique tournée vers l’avenir scolaire et professionnel des jeunes. Organisé par le Secrétariat d’orientation scolaire, universitaire et professionnelle (Sosup), le Forum a voulu répondre à deux urgences que sont la lutte contre le décrochage scolaire et la correction de l’inadéquation persistante entre formation et emploi. L’événement a réuni universités, grandes écoles locales et étrangères, ainsi que de nombreux élèves, notamment du Lycée privé Awassi, venus s’informer, comparer et se projeter avec davantage de discernement.

Des élèves suivant les exposés des représentants des établissements présents à ce forum. © GabonReview
La troisième édition du Salon national de l’orientation, qui s’est tenue du 23 au 25 avril, au Stade de l’Amitié d’Angondjé, à Akanda, a confirmé son rôle indéniable dans l’accompagnement des jeunes vers des choix académiques et professionnels bien définis. Placé sous le thème «Vulgarisation des métiers et formations du numérique», ce forum, organisé par le Secrétariat d’Orientation scolaire, universitaire et professionnelle (Sosup), s’inscrit dans une dynamique de lutte contre le décrochage scolaire et de réduction de l’inadéquation entre formation et emploi. D’où la participation, outre des établissements venus de l’étranger, des élèves inscrits au Lycée privé Awassi. Pendant trois jours, élèves, enseignants et professionnels ont convergé dans ce lieu pour échanger autour des métiers d’avenir et des opportunités concrètes offertes aux futurs bacheliers.
«Au-delà de l’obtention du baccalauréat, notre mission est aussi de préparer nos apprenants au monde qui les attend»
Au cœur de cette initiative, l’objectif affiché était d’aider les futurs bacheliers à mieux s’orienter après le baccalauréat, en les plaçant face à des parcours tangibles et à des débouchés réels. Loin d’être une simple vitrine institutionnelle, le salon s’est imposé comme un espace d’échanges, de découvertes et de partage autour des métiers d’avenir, notamment dans les domaines techniques et numériques. Pour les organisateurs et les établissements participants, il s’agissait de faire comprendre aux jeunes qu’un choix de formation ne doit plus relever du hasard, mais d’une réflexion lucide sur les besoins du marché de l’emploi.
La présence du lycée privé Awassi a particulièrement marqué cette édition, tant par l’implication de son encadrement que par la maturité affichée par ses élèves. Son fondateur, Fabrice Awassi, a insisté sur la responsabilité des établissements dans la préparation des apprenants, au-delà du seul diplôme. «Au lycée privé Awassi, nous estimons qu’au-delà de l’obtention du baccalauréat, notre mission est aussi de préparer nos apprenants au monde qui les attend », a déclaré le promoteur du lycée privé Awassi, Fabrice Awassi. Pour lui, «le plus grand défi actuel reste l’inadéquation formation-emploi» et, pour y répondre, il estime que l’«encadrement doit dépasser le cadre théorique». «Nous devons aider chaque élève à projeter ses compétences vers les besoins réels de notre économie, en valorisant les filières porteuses, telles que les métiers techniques ou numériques. Développer leur savoir-être est aussi précieux que les diplômes», a-t-il fait savoir.
Que les élèves ne choisissent pas une voie par défaut, mais par opportunité
Ce salon d’orientation visait donc l’encouragement, la curiosité, pour que les élèves ne choisissent pas une voie par défaut, mais par opportunité.
L’engouement observé sur le site a confirmé la pertinence de cette démarche, notamment à travers les échanges nourris entre élèves et représentants d’établissements étrangers. Achraf, du groupe canadien LCI Education, a salué la qualité des interactions. «Nous avons rencontré les écoles, nous avons rencontré les étudiants, ils sont très heureux et très contents de nous revoir. Pour nous, cet échange entre les deux pays ne fait qu’accroître nos relations», a-t-il indiqué. Même tonalité du côté de Rassem Fada, le représentant de l’école Esprit de Tunis, venu présenter les formations disponibles et l’ouverture de son établissement aux jeunes Gabonais.
Chez les élèves du lycée privé Awassi, l’expérience a visiblement porté ses fruits, en renforçant la réflexion sur les parcours d’avenir et en brisant certains stéréotypes. Moussane Khadija Alia, élève en terminale D et membre du Comité des bacheliers 2026, a retenu l’essentiel. «Aujourd’hui, j’ai pu comprendre que c’est important de savoir ce que nous comptons faire après le bac. Et nous sommes surtout là aujourd’hui pour la lutte contre le décrochage scolaire après l’obtention du baccalauréat», a fait noter cette élève. Elle a aussi affirmé son choix d’aller vers le BTP et de la construction, malgré les préjugés. «En ce qui me concerne, après le bac, j’ai choisi d’opter pour l’ingénierie en génie civil, plus précisément le BTP et la construction», a-t-elle dit.












0 commentaire
Soyez le premier à commenter.