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Au terme du conseil d’administration qu’ils ont tenu le 23 mai dernier, les responsables de la société Cimgabon, filiale du Groupe allemand Heidelbergcement, qui a perdu sa place de leader national de la vente de ciment, se sont rendus chez le Premier Ministre, Raymond Ndong Sima, en vue de faire le point de leurs activités et en envisager les perspectives au moment où la concurrence se fait de plus en plus rude.

Cimenterie Gabon

Conduite par le par le chef opérateur officiel en Afrique, Jean-Marc Junon, la délégation était composée de Léonard Andjembé, représentant de l’Etat gabonais dans cette structure, et de plusieurs hauts cadres de Cimgabon.

Outre les points abordés concernant le rapport du conseil d’administration et les perspectives d’avenir, Jean-Marc Junon et ses accompagnateurs ont également présenté l’état actuel de concurrence déloyale dont ils sont victimes de la part de certains importateurs du ciment. Cela, selon eux, au mépris des dispositions commerciales en vigueur. Selon des sources concordantes, la part de marché de CimGabon a brutalement chuté au premier trimestre 2012, passant de 50,35% en 2011 à 39% en mars 2012.

Pour les responsables de CimGabon, cette entrée de manière frauduleuse du ciment sur le territoire national représente un frein au développement national. Or, CimGabon,  contrairement à ses concurrents quasi informels, contribue à l’essor significatif de l’économie du pays pour environ 24 milliards de francs CFA.

Il est à noter que Foberd Gabon (exportateur camerounais de ciment) a largué le fabricant de ciment gabonais. Pour expliquer la déchéance de CimGabon, le quotidien L’union, a indiqué, le 24 mai, au moins quatre raisons ou quatre erreurs de management : le peu d’intérêt accordé au réseau de distribution jusqu’en décembre 2005, accompagnée de la faiblesse de la concurrence dès 2006 et les longues files d’attentes devant les magasins ; la rétribution du réseau (CimGabon concentrait ses commissions de vente aux propriétaires des dépôts alors que ses concurrents rétribuaient directement les quincaillers avec lesquels ils traitent) ; l’absence d’innovation et les pots-de-vin. Toutes choses qui ont contribué à affaiblir le rendement de cette entreprise qui avait plutôt misé sur le monopole que sur une véritable stratégie de conservation du marché.

Dans ce contexte, Jean-Marc Junon qui est par ailleurs le président du conseil d’administration du groupe Heidelbergcement, a rappelé l’engagement de son entreprise à poursuivre ses investissements au Gabon, afin de pouvoir satisfaire tout le marché national. Il s’agira notamment de restructurer les usines de Ntoum et d’Owendo. Enfin, pour couvrir la demande nationale, Cimgabon a pour objectif principal de produire 900.000 tonnes de ciment par an, sachant que le marché actuel est estimé à plus de 600.000 tonnes pour une année.

 
GR
 

2 Commentaires

  1. arthurmondia dit :

    Voila un producteur ayant eu le monopole qui n’a pas su s’adapter au marché! Cimgabon repart suivre des cours de management, je parle des employés cadres bien sur et arrete de pleurer tu as sous estimé la concurence arrete de pleurnicher et applique le management comme il se doit! pitié!!!!

  2. Les choses du pays là... dit :

    M. Junon ne parle que des parts de marché perdus !
    mais qu’en est-il de tous les gabonais que vous avez honteusement licenciés ?
    lors de la privatisation des Ciments du Gabon, la société se portait bien, vous aviez le monopole !
    vous avez privilégier votre chiffre d’affaires au détriment du bien être de vos employés !
    on se souvient encore de tous ces licenciements abusifs, de ces recours devant l’inspection du travail et de votre immunité (à l’époque votre DG était aussi consul honoraire d’un royaume ami);
    maintenant que la vache laitière n’a plus de lait, vous criez à la concurrence déloyale !
    il fallait penser à « une véritable stratégie de conservation du marché » et non seulement « misé sur le monopole ».
    bien fait pour moi !!!!!

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