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Les informations selon lesquelles les travaux de construction de la Cité Magnolia étaient avancés de 80 à 90% sont infondées, selon la Caisse des dépôts et consignations (CDC) dont la contre-expertise et une visite sur le terrain l’ont décidée à mettre en demeure les sociétés adjudicataires puis à réquisitionner le chantier au vu de leur refus de s’exécuter.

Sur le chantier de la Cité Magnolia, à Avorbam, «plus de la moitié des logements en construction ne sont pas habitables». © D.R.

 

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Contrairement aux informations véhiculées sur les réseaux sociaux et dans certains médias, sans nul doute à l’initiative des sociétés adjudicataires, l’état d’avancement des travaux de construction de la Cité Magnolia à Avorbam est loin d’avoir atteint les 80 ou les 90% supposés. C’est, en tout cas, ce qu’a révélé une contre-expertise commandée par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), à travers sa filiale immobilière Avorbam Investissements, ainsi qu’une visite effectuée il y a quelque temps sur le terrain.

Selon un communiqué de la CDC, «plus de la moitié des logements en construction ne sont pas habitables et le cahier de charges n’a pas été respecté, conformément au contrat qui [la] lie aux entreprises» ayant obtenu les marchés, à savoir Nebulia Group, GFRA BTP et la Compagnie de Construction de l’Ogooué. Pourtant, la structure publique assure avoir «payé l’intégralité des sommes prévues, hors garantie de non-exécution (moyenne de 95%) depuis décembre 2019, afin de ne pas perdre la confiance en elle placée par les plus hautes autorités et dans l’optique de répondre aux attentes des populations gabonaises».

Si la CDC avait espéré que ce geste financier permettrait aux trois entreprises soumissionnaires d’accélérer, voire d’achever et de livrer les 200 logements comme prévu le 1er février 2020, il n’en fut rien. Elles se sont simplement refusées à tenir leur engagement pris le 7 janvier dernier au cours de la réunion organisée par le maître d’œuvre. Réunion qui visait notamment à «faire un état des lieux du projet et comprendre les raisons de la non-livraison des maisons en juin 2019, première date estimée», précise la CDC.

Face au non-respect de leurs engagements par les trois entreprises de BTP, la CDC a décidé de leur adresser des mises en demeure de reprendre les travaux sur le chantier les 19 mai et 12 juin derniers. Là encore, ses injonctions n’y ont rien fait, comme l’indique un constat d’huissier. D’où la décision de la CDC de reprendre le site de la Cité Magnolia et la placer sous surveillance policière en attendant la reprise des travaux dans les plus brefs délais par les nouvelles structures qui seront toutes soumises au Code des marchés publics.

 
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3 Commentaires

  1. Le contribuable dit :

    Hum!.Il y a une odeur de passation de marché de gré à gré qui ne dit pas non nom. Il y’ a beaucoup désolés d’ombres dans cette affaire

  2. mort de rire dit :

    Bravo la CDC, il était temps!

    Vraiment, Ils s’attendaient à quoi avec ce type Diboty Pambu ?

    Connu et archi connu comme girouette et lèche botte des ronds de cuir du pouvoir. Diboty est un incapable qui use et abuse des gens à volonté. C’est un prédateur qui fréquente les deuxièmes couteaux avec comme seule volonté de les frapper.

    Le type se dit ingénieur informatique diplômé en France mais il n’a en fait obtenu aucun diplôme supérieur.

    Il cache ses gains derrière des SCI dont les locations sont principalement des taudis à rats.

    Quel est l’imbécile qui a pu lui faire confiance, le coca ne fait pas tout. Qui à Libreville ne s’est pas fait approcher par le mielleux Diboty ?

    Même son boutiquier ne lui fait plus le crédit de 100 Francs…

    La place de Diboty Pambu Mamfoumbi est à sans famille.

  3. Un citoyen dit :

    Que faites-vous de la bonne gouvernance ? Comment est est-ce que la CDC peut-elle avoir une SCI Filiale ? Donc les mêmes dirigeants decaissent l’argent à la CDC et les meme le recueillent dans la filiale. Rien que pour surfacturé et détourner. Si vous estimez que les sociétés retenues n’ont pas respecté le cahier des charges, vous lancez un autre appel d’offres dans les règles de l’art. La corruption et le détournement au Gabon est atteknt paroxysme on ne peut plus. Et tout cela sous les yeux et la barbe de la cours des comptes, du ministre de tutelle et de la commission d’enrichissement illicite….PITIÉ POUR LE PAYS. LES MEMES PRATIQUES SE REPRODUISENT.

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