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Jean-Boniface Assélé vient de recadrer Nicole Assélé au sujet de certaines libertés qu’elle se serait permise en tant que déléguée générale du Centre des libéraux réformateurs (CLR). «Je ne tolèrerai aucun dérapage susceptible de nuire à l’unité et à l’intégrité de mon parti», a prévenu le fondateur du parti créé en 1992.

Fondateur du CLR, Jean-Boniface a remis Nicole Assélé à sa place. © D.R.

 

Fondateur du Cercle des libérateurs réformateurs (CLR), Jean-Boniface Assélé n’apprécie pas les prétentions de sa fille, Nicole Assélé, nommée déléguée générale du parti en septembre 2019. Dans une note datée du 22 février, intitulée «Mise à mal de l’unité et l’intégrité du parti», le père du parti né en 1992 a notamment ordonné l’annulation de certaines décisions prise dans son dos.

Il s’agit notamment des nominations des responsables de la coordination provinciale de l’Estuaire, coordinations communales de Libreville et délégations d’arrondissement de ladite commune, pour lesquels Jean-Boniface Assélé affirme ne pas avoir été consulté. «Par voie de conséquence, les installations que vous avez organisées le 21 février 2020 sont nulles et de nul effet», a-t-il affirmé.

De facto, le leader historique du parti a demandé à sa fille de suspendre les installations des responsables des organes locaux, «afin d’éviter le type de cérémonie de vendredi dernier (le 21 février, ndlr), sans engagement ni mobilisation et qui n’honore point notre parti». Jean-Boniface Assélé a enfin instruit Nicole Assélé de lui transmettre dans un délai de trois jours, «des projets de statuts et du règlement intérieur corrigés, dans la perspective de la tenue du conseil politique».

Jean-Boniface Assélé a par ailleurs tenu à préciser, pour éviter tout quiproquo, qu’il demeure «le fondateur et propriétaire» du CLR. «Le Congrès extraordinaire tenu le 14 septembre 2019 à Libreville n’a jamais consacré un passage de témoin. Il a voulu par contre, insuffler une dynamique nouvelle par votre entrée en qualité de délégué général», a-t-il affirmé.

Le «vieux» se serait-il fait doubler par sa fille ? «Vous vous étiez engagé avec les dispositions de l’article 94 des statuts, à procéder à une permanente consultation dans la conduite des affaires du parti. Ce n’est pas en l’occurrence le cas dans la pratique», a regretté le garant «du respect des statut et règlement intérieur, l’intégrité et l’unité» du CLR. «Je ne tolèrerai aucun dérapage susceptible de nuire à l’unité et l’intégrité de mon parti», a conclu Jean-Boniface Assélé. Nicole Assélé est prévenue.

 
GR
 

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