Le ministre de la Communication et des médias, Paul-Marie Gondjout, a été, le 14 novembre, au siège de la Haute autorité de la communication (HAC) où il a eu une séance de travail avec le président de cette institution, Germain Ngoyo Moussavou. Elle s’inscrivait dans un dialogue institutionnel destiné à renforcer la gouvernance du secteur de la communication gabonais. L’objectif principal a été de consolider les synergies entre le ministère et la HAC afin d’impulser la régulation, la professionnalisation et la modernisation du paysage médiatique national.

Le ministre de la Communication et des Médias, Paul-Marie Gondjout et le président de la HAC, Germain Ngoyo Moussavou, le 14 novembre 2025. © D.R.

 

Consolider les synergies entre le ministère de la Communication et des médias et la Haute autorité de la communication (Hac), afin d’impulser la régulation, la professionnalisation et la modernisation du paysage médiatique national, a été l’objectif de la visite du ministre de la Communication au siège du gendarme des médias. Le 14 novembre, Paul-Marie Gondjout et Germain Ngoyo Moussavou et leurs collaborateurs ont échangé sur ces dossiers dans le but de refonder ce secteur. 

Parmi ces sujets figurent la refonte du Code de la communication, la formation continue et la professionnalisation des acteurs de la presse, ainsi que la révision des critères d’octroi des agréments techniques et de création des organes de presse. La rationalisation du dispositif de subvention à la presse, la clarification des modalités de délivrance de la carte de presse et l’assainissement global de l’écosystème médiatique gabonais ont également été discutés avec attention.

Établir un statut juridique pour les communicateurs

Quelques membres de la  HAC lors de la séance de travail. © D.R.

Durant ces échanges, Paul Marie Gondjout a insisté sur la nécessité de faire de l’élaboration d’un nouveau Code de la communication une priorité législative. Il a également mis en avant l’importance d’établir un statut juridique pour les communicateurs et de mettre en place un mécanisme renforcé de contrôle des contenus audiovisuels. Ces mesures visent à garantir la qualité et la responsabilité des productions médiatiques dans un contexte où la professionnalisation est indispensable.

La HAC a présenté un état des lieux du secteur, révélant l’existence de 67 chaînes de télévision, 65 stations de radio et 185 médias en ligne. Le ministre a, en outre, alerté sur l’insuffisance des dotations budgétaires aux médias audiovisuels publics, un frein à la création de contenus de qualité. Pour lui, le renforcement des capacités de ces médias publics est un levier pour moderniser le secteur, garantir la souveraineté informationnelle et soutenir la consolidation démocratique au Gabon. 

 
GR
 

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