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Les ‘’Assises nationales sur le conflit homme-éléphant’’ se sont achevées le 17 décembre à Libreville. En appui aux recommandations issues de cette rencontre de 72 heures, le ministère des Eaux Forêts a annoncé un financement d’au moins 3 milliards de FCFA d’un partenaire kenyan, pour la construction de barrières en 2022 en vue d’atténuer le conflit homme-éléphant au Gabon. 

Lee White durant la clôture des ‘’Assises nationales sur le conflit homme-éléphant’’, le 17 décembre 2021 à Libreville. © Gabonreview

 

Après trois jours de réflexion, les ‘’Assises nationales sur le conflit homme-éléphant’’ se sont achevées, le 17 décembre à Libreville. Les travaux ont débouché sur des recommandations réalistes, opérationnelles et immédiates, en vue de limiter l’impact de ce conflit. «L’intérêt que vous avez porté aux thèmes et la qualité́ de vos interventions ont été à la hauteur des attentes tant au niveau des commissions qu’aux plénières», a déclaré le ministre des Eaux et Forêts en clôturant les travaux. «Au regard de l’ampleur des riches et productifs échanges qui ont eu lieu au cours de ces trois journées, il me sera impossible de m’étendre sur tous les points de vue qui ont été exprimés. Le rapporteur général des assises vient de nous partager les principales conclusions de vos travaux et je suis heureux de la pertinence de vos recommandations, que le gouvernement va s’approprier afin d’atténuer ce conflit», a affirmé Lee White.

Parmi les recommandations issues de ces travaux, en rapport avec l’opérationnalisation des battues administratives, figurent l’adoption de l’arrêté créant l’unité spéciale opérant les battues administratives ; la mise en œuvre des mécanismes d’allègement de la procédure d’autorisation de la battue administrative ; prendre une note circulaire donnant des orientations précises sur l’exercice de la légitime défense ; enclencher le processus de recensement et de régularisation des armes de grande chasse.

S’agissant des mécanismes d’indemnisation et prise en charge du conflit homme-faune, les assises ont recommandé de traiter les 12 000 plaintes relatives à la destruction des cultures vivrières, consécutives à l’action des éléphants ; répertorier par une mesure exceptionnelle du président de la République, en procédant à des indemnisations forfaitaires ; procéder à l’identification des agriculteurs afin de mieux les appuyer sur toute l’étendue du territoire ; créer un fonds d’indemnisation et de prise en charge de victimes du conflit homme-faune et appliquer les mécanismes de bonne gouvernance sur ledit fonds ; procéder à la sécurisation du domaine rural agricole ; doter les administrations déconcentrées en charge de la faune et de l’agriculture, des moyens logistiques adéquats.

Une application effective souhaitée

S’agissant des mesures d’atténuation du conflit, le ministre des Eaux et Forêts a rappelé que le gouvernement s’est engagé à poursuivre le programme national de sensibilisation et d’implantation des barrières électriques sur l’ensemble du territoire national. «Notre partenaire kenyan, Space for Giants, m’a annoncé qu’il a sécurisé un financement d’au moins 3 milliards de FCFA pour les barrières pour 2022», a révélé Lee White. Aussi, ce dernier s’est-il réjoui de «l’approbation de la stratégie nationale sur les conflits hommes-faunes, du plan d’action et de la feuille de route associée. Il s’agit d’une réelle avancée pour notre pays et je puis vous assurer que cette stratégie sera très prochainement soumise au gouvernement en vue de sa validation».

Les participants, pour leur part, ont souhaité la mise en application effective des recommandations issues de ces assises nationales. «Nous souhaitons que ces assises soient couronnées par des actions qui vont permettre de réduire ce conflit et rendre justice aux victimes», a déclaré une cultivatrice et déléguée provinciale. «Car, la situation est devenu presque intolérable pour certaines familles. Nous croyons que les attentes, besoins et recommandations exprimées pendant ces assises, trouveront une oreille attentives auprès des plus hautes autorités de la République, en tête desquelles le chef de l’Etat», a conclu Lydie Ompouma.

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Fiacre dit :

    Pourtant, le conflit hommes-éléphants n’est pas si difficile à comprendre:la principale cause est la destruction de la forêt.

    Les éléphants ne sont pour rien dans la destruction des cultures des agriculteurs ou des intrusions dans certains villages.

    Continuez à détruire votre forêt. Mais ne regrettez rien demain car il sera trop tard.

  2. teddy dit :

    Encore de l’argent jeté en l’air. Ce qu’il faut plutôt prendre comme BONNE décision, c’est d’arrêter d’exploiter notre forêt. Et tout rentrera dans l’ordre et pour les hommes et pour les éléphants.

    Retenez bien une chose : l’animal qui ne suit que son instinct ne peut pas être responsable de ce qui arrive à l’homme. L’homme est responsable de ses propres malheurs. Même pour ce qui est du coronavirus, un scientifique faisait savoir que PLUS nous détruirons nos forêt, PLUS les virus INCONNUS se propageront dans le monde.

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