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Les autorités judiciaires du chef-lieu de la province du Woleu-Ntem ont mis le feu, le 26 mai 2020, à un gros stock de cannabis ou chanvre indien, intercepté auprès de trafiquants ayant été condamnés.

Incinération de «tabac Congo», le 26 mai 2020, à Oyem. © Gabonreview

 

Le Procureur général près la Cour d’appel judicaire d’Oyem, Jean-Noël Dinkoumba, a procédé, ce 26 mai, à la destruction d’un important lot de chanvre indien (cannabis), en présence des représentants de l’Oclad (Office central de lutte anti-drogue), de la Police judiciaire (PJ) et du Procureur général près le Tribunal de Première instance d’Oyem, Rodrigue Ondo Nfoume. Il était question de désengorger les locaux du tribunal, jusqu’alors chargé de la sécurisation des scellés de cette substance prohibée.

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Le Procureur général près la Cour d’appel a rappelé qu’une décision prise lors de la première session criminelle ordinaire, tenue du 27 avril au 13 mars 2020 à Oyem, concernait particulièrement le dossier «ministère Public contre Fabrice Biteghe Eya». Celui-ci était poursuivi pour transport, détention et trafic de cannabis. Il a été condamné par la Cour criminelle, le 3 mars dernier, à 4 ans d’emprisonnement dont une année avec sursis, et à une amande de 500 000 francs CFA.

Au cours de ladite audience, la Cour a ordonné la saisie du stock de cannabis avoisinant les 45/50 kg pour une valeur d’environ 2 millions de francs CFA. Si la prise n’a pas été pesée, le nombre de petits ballots, appelés «cuisses» par les consommateurs et trafiquants, suggèrent ce montant. L’incinération du stock a duré près d’une heure.

Le Procureur général près la Cour d’appel judicaire a pris l’acte de restitution du véhicule de marque Toyota à son légitime propriétaire non sans le condamner aux dépens. La voiture avait servi au transport de la drogue interceptée. Les Articles 305 et 435 du Code pénal interdisent formellement la culture, la détention, la vente et la consommation du chanvre indien, communément appelé «tabac Congo».

Selon les autorités judiciaires, la province du Woleu-Ntem pourrait être une plaque tournante d’un trafic transfrontalier de «tabac Congo», du fait d’être située aux limites du Cameroun et de la Guinée Équatoriale et de ce que des passeurs ont souvent appréhendés aux postes frontières.

Auteur : R.N. depuis Oyem

 
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