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25 ans après sa signature et alors qu’Ali Bongo a récemment exprimé au Pape François la volonté de son pays d’accueillir une représentation du Saint-Siège à Libreville, Rose Christiane Ossouka Raponda a ouvert mardi les travaux visant à passer en revue l’accord-cadre liant juridiquement le Gabon et le Vatican, un des tout premiers du genre en Afrique.

Moment de l’ouverture des travaux, le 24 mai 2022, à Libreville. Primature Gabon

 

Ils sont censés durer plusieurs jours. Les travaux de la commission mixte paritaire en lien avec l’accord-cadre signé 25 ans plus tôt entre l’État gabonais et le Vatican ont été ouverts le 24 mai à la Primature. Présidés par la Première ministre au lendemain de la présentation au président de la République des lettres de créance du nouveau nonce apostolique Mgr Javier Herrera Corona, ces travaux visent à donner un nouvel élan aux relations de coopération entre les deux États, notamment dans les trois piliers pris en compte par cet accord-cadre, à savoir : l’enseignement, la santé et la liberté religieuse.

«Notre volonté est de promouvoir un dialogue constant pour une bonne compréhension entre les parties, dans un esprit de non-ingérence et de respect mutuel», a expliqué la Première ministre. Il faut dire que les deux parties ont quelques fois été opposées sur certaines questions comme en octobre 2020 avec la mesure gouvernementale portant fermeture des lieux de culte pour ralentir la propagation du Covid-19. Leur bras de fer avait duré quelques jours avant que l’Église catholique se plie à l’autorité du gouvernement.

Preuve de l’apaisement de leurs rapports, Ali Bongo s’est rendu le 28 avril dernier au Vatican où il a échangé avec le Pape François. Le chef de l’État n’avait pas manqué de lui exprimer la volonté de son pays d’accueillir une nonciature apostolique à Libreville. Actuellement, le Gabon partage le nonce apostolique avec le Congo où celui-ci réside.

 

 

 
GR
 

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