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Plusieurs jours après l’ouverture de la Cop27 à Charm el-Cheikh, le ministre gabonais en charge du Plan climat avoue que peu de choses ont véritablement avancée, particulièrement sur la question du financement en faveur des pays en développement qui paient le plus lourd tribut du réchauffement climatique occasionné par les pays industrialisés. La barre des 100 milliards de dollars semble à nouveau impossible à atteindre.

Pr Lee White à Charm el-Cheikh, en novembre 2022. © Capture d’écran/Twitter

 

Près de 10 jours après l’ouverture de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (Cop27) marquée le 6 novembre dernier par le sommet des chefs d’État, les choses ne semblent stagner à Charm el-Cheikh. Dans la ville égyptienne où les ministres en charge du Climat et les experts se trouvent encore pour des négociations, la question du financement reste entière.

«Certaines questions n’ont pas beaucoup avancé, notamment celles relatives aux pertes et dommages, de financement des pays en voie de développement qui souffrent à cause du changement climatique et les questions d’adaptation sur lesquelles les pays développés tardent à s’engager. De nouveau, on galère sur les questions de financement», a confié Pr Lee White lors d’un entretien, lundi 14 novembre, avec le présentateur du JT de Gabon 1ere.

Si le ministre gabonais chargé du Plan climat s’est montré si dépité, c’est que cette fois encore les attentes des pays en développement ne seront pas satisfaites, y compris celles du Gabon, un de ceux qui séquestrent le plus de CO2 grâce à sa forêt. «On n’arrive toujours pas à ce chiffre magique de 100 milliards de dollars. Cette année, c’est 82 milliards qui ont été mis sur le climat, mais quand on regarde l’utilisation de cet argent, on constate que là-dedans, on a même comptabilisé les prêts. La réalité est donc qu’il y a beaucoup moins d’argent disponible pour nos pays», regrette le ministre gabonais qui garde tout de même un peu d’espoir pour la suite.

La clôture de la Cop27 est prévue pour le 18 novembre. Espérons que les négociations en cours aboutissent en faveur des pays en développement.

 

 
GR
 

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