TATIE

 

Le président d’Ensemble pour la République a souhaité, le 11 mai à Libreville, qu’Ali Bongo reprenne en main la riposte contre le Coronavirus. Une demande motivée par la gestion catastrophique de la pandémie par le gouvernement, dont Dieudonné Minlama a souhaité la refonte.

Dieudonné Minlama a souhaité, le 11 mai 2020 à Libreville, qu’Ali Bongo reprenne en main la riposte contre le coronavirus. © Facebook

 

Jugeant catastrophique la gestion de la riposte contre le Coronavirus par le gouvernement, le président d’Ensemble pour la République (EPR) a souhaité, le 11 mai à Libreville, que le chef de l’Etat reprenne les choses en main. A cette demande, Dieudonné Minlama en a greffé d’autres.

L’ancien candidat à la présidentielle de 2016 a également souhaité une refonte en profondeur du gouvernement et du Comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre l’épidémie à Coronavirus au Gabon (Copil) ; une redéfinition globale de la stratégie de riposte ; une mobilisation totale de toutes les forces vives de la nation autour d’une réelle «union sacrée» ; une évaluation sans complaisance de la première phase du programme de riposte.

Cet ensemble de doléances a été dressé après un bilan de la première phase du programme de riposte, à l’issue duquel Dieudonné Minlama a constaté plusieurs manquements. Le président d’EPR a relevé un confinement brutal et catastrophique ; un déconfinement brutal sans préparation et sans mesures d’accompagnement, un gouvernement «solitaire, à la peine» et dépassé par les événements.

Dieudonné Minlama a également observé un personnel médical exposé, en colère et prêt à jeter l’éponge ; une augmentation vertigineuse du nombre de cas avec un risque réel d’une contamination de masse ; un peuple aux abois, perdu et déboussolé, «ne sachant plus à quel saint se vouer». «L’heure est grave. Le temps n’est plus, ni à la spéculation, ni à l’hésitation: il faut agir et vite. Un changement radical des méthodes, des hommes et des moyens s’impose à nous», a affirmé Dieudonné Minlama.

Autant de manquements pour lesquelles le président de l’EPR a demandé une «reprise en main de la riposte par le président de la République» et la «refonte en profondeur du gouvernement et du Copil». Sera-t-il entendu ? A Ali Bongo de juger de la pertinence de ces propositions non moins pertinentes.

 
GR
 

3 Commentaires

  1. Akoma Mba dit :

    Pauvre Minlama! la reprise en main par qui?

  2. Lavue dit :

    Ce sont des idiots comme ça qui retardent ce pays.

  3. Patrick Boris ALEVINA dit :

    Depuis la fin de l’élection présidentielle de 2016 et surtout à l’issue du dialogue politique d’Angondjé, Minlama se voit ministre. Tous les mois, il fait un clin d’oeil à Ali Bongo pour atteindre son objectif. Mais dans les couloirs du palais présidentiel, on le considère comme un aigri. Un aigri.
    Change de stratégie, mon frère, il y a trop de cadres à Bitam pour qu’Ali pense à toi.

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