TATIE

De nombreux salariés gabonais de la multinationale Schlumberger, spécialisée dans les services pétroliers, ont été mis en chômage économique et s’attendent à des licenciements entre fin octobre et début novembre, si les activités du secteur pétrolier ne redémarrent pas. L’entreprise, qui emploie plus de 80.000 personnes à travers le monde,  a annoncé devoir se séparer d’un quart de ses effectifs à cause de la crise du coronavirus.

Les employés de Schlumberger s’attendent à des licenciements d’ici à la fin d’année 2020 (illustration). © csppog.com

 

«Nous sommes inquiets à ce jour, car si l’activité ne reprend pas, Schlumberger va devoir licencier à partir d’octobre – novembre», témoigne un employé gabonais de la multinationale. À Port-Gentil, où seuls travaillent encore les départements de la partie production de la multinationale, la plupart des employés ont été mis en chômage technique fin avril.

Fin octobre – début novembre, soit à la fin des trois mois renouvelables prévus pour ce type de chômage, des licenciements sont très probables. Schlumberger a même déjà proposé une indemnité de départ pour tout salarié qui souhaiterait s’en aller volontairement.

Des expatriés déjà licenciés

Les salariés gabonais peuvent s’appuyer sur les exemples de travailleurs étrangers exerçant au Gabon. Beaucoup ont déjà été licenciés dans leurs pays d’origine.

Parmi eux, quelques employés ivoiriens viennent d’être officiellement licenciés. Ces expatriés ivoiriens se plaignaient déjà du manque de versement de leur prime d’expatriation, de leur prime d’ancienneté et de leur 13e mois.

Pour la filiale ivoirienne, ce sont en tout 35 des 70 salariés qui ont été sommés de partir de l’entreprise. Une action en justice pour contester les indemnités de départ est en cours, comme l’a révélé Africa Intelligence dans son édition du 10 septembre 2020.

Dans les autres pays africains, les partenaires sociaux ont, dans l’ensemble, trouvé un protocole d’accord avec Schlumberger sur les conditions de départ.

Touché par la crise sanitaire

C’est une des conséquences de la crise du coronavirus : les entreprises du pétrole, déjà atteintes par la chute des prix du baril en 2014-2015, se voient asséner un autre coup.

Pour le deuxième trimestre 2020, Schlumberger a annoncé une perte nette de 3,43 milliards de dollars, soit une baisse de 35% de ses revenus.

La multinationale a annoncé dès avril mettre en place des plans de départ à travers le monde. En juillet, l’entreprise d’origine française et basée au Texas (États-Unis) estimait devoir se séparer de 21.000 employés à travers le monde.

Dans de nombreuses filiales, les activités ont été stoppées ou fortement réduites, et des plans de licenciements ou de mises en chômages techniques actés.

 
GR
 

0 commentaire

Soyez le premier à commenter.

Poster un commentaire