De retour du 25e Congrès de l’INTOSAI tenu en Égypte, la Cour des comptes du Gabon se dote de nouveaux partenariats pour moderniser son action et renforcer la transparence financière.

Le Premier président de la Cour des Comptes, Alex Euv Moutsiangou au centre avec ses collaborateurs, le 10 novembre 2025. © GabonReview

 

La Cour des comptes du Gabon a pris part, du 27 au 31 octobre 2025, au 25e Congrès de l’Organisation internationale des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (INTOSAI), à Sharm el-Sheikh, en Égypte. Conduite par son Premier président, la délégation gabonaise a participé aux travaux aux côtés de plus de 50 institutions homologues, abordant les défis contemporains du contrôle des finances publiques, notamment l’intégration de l’intelligence artificielle et la surveillance des banques centrales.

« Il était temps que la Cour des comptes du Gabon, l’une des plus anciennes institutions supérieures de contrôle du monde francophone, sorte de l’isolement pour partager son expérience », a déclaré le Premier président, Alex Euv Moutsiangou, saluant cette participation comme un pas décisif vers une gouvernance publique modernisée et ouverte.

Cette présence sur la scène internationale aura permis de relancer plusieurs partenariats stratégiques, notamment avec la Cour des comptes du Maroc, celle de France, l’Institution supérieure de contrôle du Pérou et la Banque africaine de développement (BAD). Ces échanges bilatéraux ouvriront la voie à des formations spécialisées et à un appui technique renforcé pour les magistrats et cadres gabonais. « La coopération internationale, c’est avant tout le renforcement des capacités », a souligné le Premier président, annonçant que la BAD s’est engagée à financer des programmes de formation, d’équipement informatique et de mobilité professionnelle afin de consolider les compétences nationales dans le domaine du contrôle financier public.

L’un des résultats majeurs de cette mission reste l’adhésion officielle du Gabon à JURISSAI, l’organisation regroupant les cours des comptes de tradition juridictionnelle, placée sous la présidence de la France et le secrétariat général du Maroc. Pour Alex Euv Moutsiangou, cette intégration « met fin à une absence injustifiée du Gabon dans un réseau auquel il appartenait naturellement ».

Dans le prolongement de cette dynamique, la Cour entend mettre en œuvre les recommandations issues du congrès, notamment sur le recours aux technologies numériques et l’anticipation des crises financières. Au-delà de la coopération, l’institution réaffirme son mandat fondamental : garantir la transparence, la redevabilité et la bonne utilisation de l’argent public. « Les Gabonais veulent savoir ce qui est fait avec leur argent. C’est notre devoir de leur apporter des réponses claires et fondées sur des contrôles rigoureux », a conclu le Premier président.

 
GR
 

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