Face à l’augmentation des cas positifs au Covid-19 avec un taux de positivité désormais établi à 1,4% contre -0,5% avant décembre, le coordinateur du Comité technique du Comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre l’épidémie à Coronavirus au Gabon (Copil) appelle à un durcissement des mesures de restriction.

Le coordinateur technique du Copil. © D.R.

 

Selon les dernières données épidémiologiques rendues publiques par le Comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre l’épidémie à Coronavirus au Gabon (Copil), le pays a effectué depuis le début de la pandémie sur son sol 415 769 prélèvements, parmi lesquels 10 120 cas testés positifs (2,4%) dont 9 809 guéris (96,9%) et 66 décès.

A ce jour, 24 personnes sont hospitalisées dont 11 en réanimation avec à la clé, 245 cas actifs. Ces cas seraient essentiellement repartis entre l’Estuaire (154 cas), l’Ogooué-Maritime (72 cas) et le Haut-Ogooué (16 cas). Entre apparition de nouveaux variants dans certains pays et augmentation des cas positifs au Gabon, les autorités en charge de la riposte sont inquiètes. Le coordinateur du Comité technique du Copil appelle à un durcissement des mesures de restriction.

«Je pense qu’on est arrivé au moment où il faut penser à durcir les mesures pour revenir à des taux plus bas», a-t-il déclaré sur les antennes de Radio Gabon. Si le ministre de la Santé a récemment indiqué que la hausse des cas positifs au Covid-19 s’est faite dès le mois d’octobre, il assure que le taux de positivité est en hausse depuis le mois de décembre. «Depuis le 30 décembre, nous avons augmenté le taux de positivité», a déclaré le Pr Romain Tchoua. «On sait ce qu’il s’est passé tout le mois de décembre : les fêtes, les rassemblements, les mariages. Il y a eu un tel relâchement que ce qu’on voulait éviter est apparu et ça c’est sans tricher», a ajouté le coordinateur du Comité technique du Copil.

«On était à -0,5% et au fur et à mesure de l’augmentation nous avons un taux de positivité de plus de 1%, aujourd’hui nous sommes à 1,4%», a-t-il expliquéLe Pr Romain Tchoua qui assure que le taux de dédoublement de ces cas positifs «est trop rapide», explique qu’«à l’époque il fallait attendre plusieurs mois, quelques semaines pour voir comment ça double». «C’est vraiment à craindre» s’est-il inquiété, insistant sur l’idée de durcissement. «Il y a des variants, on peut penser qu’au niveau des frontières on peut avoir ces variants, d’où la stratégie pour faire en sorte que nous puissions les détecter et savoir où est-ce qu’on en est», a-t-il déclaré. Dans un contexte où environ 90% des cas positifs sont importés, l’opinion estime que le durcissement devrait commencer par des contrôles stricts aux points d’entrée et de sortie du pays, quitte à interdire l’accès au pays aux passagers de certains pays.

 
GR
 

5 Commentaires

  1. Pauline Theydert dit :

    Que des histoires ! Pourquoi vous vous moquez des gabonais ainsi ? Il n’y a pas de coronavirus au Gabon, je n’ai jamais vu un seul cas de coronavirus car j’en connais les symptômes, j’étais hospitalisée avec ma mère à la clinique des anges où une rumeur circulait qu’une imminente personnalité y est décédée du coronavirus, le personnel de la clinique a été testée jusqu’aux femmes de ménage, pas de trace de cette maladie, arrêtez un temps soit peu cette comédie qui ne vise qu’à vous enrichir, nous sommes fatiguées d’aider des gens qui ne s’en sortent pas, si vous n’arrêtez pas, il risque d’avoir un réel bain de sang, des gabonais qui préféreront mourir que de vivre trop malheureux

    • Glendja dit :

      Mon frère a été malade, hospitalisé. On m’a même caché qu’il était sous assistante respiratoire parce que je commençais à angoisser. Et pourtant, quand il m’a dit qu’il venait d’être testé positif, je pensais que ça ne serait pas grave, qu’on ne meurt pas de ça. J’avais tort parce que c’est la première fois depuis des années qu’il était en si mal état.
      Aujourd’hui Dieu merci il va bien mieux.
      Cette maladie existe, on a eu de la chance de ne pas être très atteint au début, mais je pense que cette nouvelle vague est plus dure que la première. Or on a fatigué le peuple économiquement et moralement pour la première vague. Cependant le plus dur est peut être entrain d’arriver.

  2. Jerems dit :

    Moi mon oncle à le coronavirus et il est en réanimation en ce moment vous allez savoir que le coronavirus existe quand vous l’aurez et ça risque d’être imminent avec une réflexion pareil, on dirait les gens qui restent dans les barres toutes la journée à critiquer les dirigeants et dire que le corona n’existe pas c’est vraiment honteux de penser que le Gabon s’enrichit sur le dos de la Pandemie alors que nous nous endêttons.

  3. Mboumba-Igowo dit :

    Je pense que la meilleure chose à faire c’est de nous confiner et que nos enfants fassent des cours en ligne ma fille est rentrée hier avec de la fièvre sa codicille de classe à la«grippe» c’est peut-être le corona confinez nous monsieur et madame de la Santé

  4. Bend dit :

    Que seul JÉSUS CHRIST, Roi des rois, Gouvernant des gouvernants, Président des présidents vienne à notre secours, vrai ou pas que Corona existe,je sais une chose mon rédempteur est vivant et vrai. C’est lui qui tient le monde entre ses main en général et le Gabon en particulier
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