Avec 640 cas confirmés dans 34 pays africains et 16 morts, le responsable des opérations d’urgence de l’OMS en Afrique, Dr Michel Yao, invite les gouvernants à se préparer au pire. Il leur recommande l’identification rapide des capacités en termes de prise en charge, l’établissement de structures temporaires pour augmenter les capacités de riposte, et la création des couloirs humanitaires pour recevoir de l’aide extérieure.

Le responsable des opérations d’urgence de l’OMS en Afrique, Dr Michel Yao. © D.R

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) souhaite la création de couloirs humanitaires pour les pays africains qui ont fermé leur espace aérien, afin de les approvisionner en intrants. Il s’agit notamment de médicaments, équipements de protection, concentrateurs d’oxygène et appareils mécaniques de respiration qui sont nécessaires pour traiter les cas sévères.

L’idée a été émise le 19 mars sur les ondes de la Radio France internationale (RFI), par le responsable des opérations d’urgence de l’OMS en Afrique, Dr Michel Yao. «On comprend bien la nécessité de quarantaine ou bien des surveillances, mais il est pratiquement impossible, maintenant, de déplacer les experts d’Europe. Maintenant, entre pays africains, cela commence à être aussi compliqué, parce qu’il y a des restrictions qui sont des restrictions complètes, qui limitent aussi l’appui par d’autres experts, même au niveau de la région. Et cette situation limite la capacité d’apporter de l’aide à certains pays» a-t-il déclaré, recommandant la mise en place des couloirs humanitaires vers les pays qui ont fermé leur espace aérien.

La stratégie d’endiguement, assure l’OMS, risque de ne plus protéger les pays africains très longtemps et le nombre des cas pourrait se multiplier dans les prochaines semaines. «En Afrique, la plupart des premiers cas ont été des cas importés. La crainte maintenant, c’est à partir de ces cas-là qu’on ait une propagation beaucoup plus intense dans les communautés qui serait très difficile à gérer dans ce contexte», a souligné le Dr Michel Yao. Selon ce dernier, cette maladie n’est pas une fatalité. «L’Afrique peut donner un autre visage à la réponse à cette épidémie en se mobilisant davantage, en éduquant les populations et aussi en ayant des engagements forts des politiques».

 
GT
 

1 Commentaire

  1. Stéphane marvel mouele dit :

    urgent

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