TATIE

 

Des tests contaminés en Espagne, en Grande-Bretagne et au Canada. Des animaux et des fruits testés positifs au Covid-19 en Tanzanie… Face à la progression exponentielle de la pandémie du nouveau coronavirus au Gabon, pourquoi l’hypothèse d’une défectuosité des écouvillons n’y serait-elle pas abordée ? Par souci de la santé des Gabonais, le Copil ne pourrait-il pas entreprendre de faire expertiser, dans la marge de tolérance, un lot de tests ?   

Le Gabon est passé à la phase 4 de la pandémie, poussant le Japon à le classer au 2ème niveau le plus élevé de la calamité. © Gabonreview/Shutterstock

 

Explication officielle : au Gabon l’explosion soudaine des cas de contamination au Covid-19 serait due, entre autres, à l’intensification des tests. Les chiffres du Gabon déjouent toutes les explications livrées ces derniers temps par les scientifiques et autorités intellectuelles mondiales pour expliquer la résistance de l’Afrique et le fiasco des annonces d’hécatombe sur le continent noir. Avec un taux de croissance de la pandémie de 6,7%, selon certains monitorings européens, le cas du Gabon devrait commencer à inquiéter en effet.  Le Copil pointe régulièrement du doigt le non-respect des gestes barrières, mais nombreux s’interrogent également sur la fiabilité des tests effectués dans le pays. Le Copil Gabon a-t-il pensé un seul instant à contrôler les écouvillons utilisés ? Plus simplement, a-t-on la garantie des cotons-tiges ou bâtonnets ouatés servant actuellement aux prélèvements dans les cavités nasales ?

Tests contaminés en Espagne, en Grande-Bretagne et au Canada 

© Gabonreview/Shutterstock

Ces objets ont déjà été suspectés dans certains pays industrialisés. Le 28 mars dernier, Radio France internationale (RFI) annonçait qu’en Espagne, 8 000 tests sur un stock commandé en Chine «n’étaient pas efficaces», précisant qu’ils pouvaient «parfaitement donner négatif un individu qui serait contaminé par le Covid-19». Un autre média, Ouest-France, indiquait, le 2 avril, des tests «infectés par… le Covid-19 lui-même» en Grande-Bretagne.

Le même jour, la télévision française CNews informait qu’un lot de tests commandé par le Royaume-Uni à «un laboratoire Luxembourgeois aurait été contaminé par le coronavirus lui-même.» Il en a été de même au Québec où Radio-Canada a informé, le 22 avril, que «des milliers d’écouvillons commandés par Québec pour dépister la Covid-19 se sont avérés potentiellement contaminés». Dans le Manitoba, une province de ce pays nord-américain, «8800 tests étaient contaminés, selon le ministère de la Santé», précisait Radio-Canada.

Chèvre, papaye et carburant testés en Tanzanie

© tierrapura.org

Si le président tanzanien, John Magufuli, est connu pour avoir minimisé la menace du coronavirus et mis en doute la réalité des chiffres de la pandémie, il a surtout défrayé la chronique en faisant tester, dernièrement, des fluides de chèvre, de caille et de papaye. Ces prélèvements sont revenus positifs au Covid-19. Si l’affaire a de quoi faire rire, elle ne s’inscrit pas moins dans la même veine : les tests douteux.

Plus sérieusement, qu’ils soient commandés en Chine (cas de l’Espagne) ou en Europe (cas du Royaume-Uni), la garantie des tests n’est pas systématique. Si l’énorme volume des commandes en ce moment et la suractivité des laboratoires et leurs usines peuvent expliquer les erreurs de fabrication, aucune autre explication n’a été envisagée par les médias ou les autorités des pays concernés par la contamination des écouvillons.

Quid du Gabon ?

© Gabonreview/Shutterstock

Évidente, une question se pose alors : si c’est possible en Occident, pourquoi le Gabon ne pourrait-il pas, par hasard, avoir reçu des tests contaminés ou faussant les résultats ? Par souci de protection des Gabonais, le Copil Gabon ne pourrait-il pas entreprendre de faire expertiser un lot suffisant de tests ? En l’occurrence, le pays dispose d’assez de laboratoires pouvant s’y atteler, notamment le Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF), de niveau P4 (le top niveau) certifié par l’OMS, et le Centre de recherches médicales de Lambaréné (Cermel) de niveau P3.

Si, au début de la pandémie, nombreux à travers le monde appelaient l’Afrique à se préparer au «pire», y annonçant «des millions de morts», les faits ont démenti ce catastrophisme. Le continent a pour avantages la jeunesse de sa population, facteur largement partagée par les scientifiques, atténuant l’impact de la pandémie ; le sevrage séculaire de ses populations aux antipaludéens, notamment à la quiquine et ses dérivés ; les expériences des tragédies sanitaires antérieures comme Ebola ; et un climat chaud, rarement inférieur à 15 °C, rendant la maladie moins stable ou «plus aisé (à) contenir», selon de nombreuses autorités scientifiques dont le médecin virologue Denis Chopera. Autant de facteurs aujourd’hui contredits au Gabon avec le passage du pays à la phase 4 de la pandémie, poussant le Japon à le classer au 2ème niveau le plus élevé de la calamité.

Il se passe résolument «quelque chose», pour parler comme le président tanzanien John Magufuli, estimant pour son pays qu’«il est possible qu’il y ait des erreurs techniques ou que les réactifs importés aient des problèmes.» Et si le Copil empruntait cette hypothèse ?

 
GR
 

10 Commentaires

  1. bill ngana dit :

    Attendez : vous parlez de la date du 28 mars 2020 comme étant celle où, pour la première fois, les médias parlent de cas d’écouvillons suspects ? Et nous sommes aujourd’hui le 13 mai 2020, soit plus d’un mois et demi, sans que le Copil s’inquiète de quoi que ce soit après une tendance haussière inflexible des contaminations au Gabon, avec des frontières fermées, les écoles, les églises et les bistrots arrêtés ? Les Gabonais sont souvent accusés de tout, mais généralement pas de maladresses. Quelqu’un dira que le territoire gabonais est rempli de la plupart des richesses connues et susceptibles d’intéresser beaucoup de gens. Mais de là à penser que l’on viendrait comme ça semer la mort sans que cela n’attire l’attention de qui que ce soit, il faudra voir. Copil, voici une préoccpation supplémentaire : rassurez-nous !

  2. Serge Makaya dit :

    NE VOUS FAITES PAS VACCINER. NOUS NE SOMMES PAS DES COBAYES. REFUSONS CES VACCINS. PRÉFÉRONS ENCORE MILLE FOIS LE COVID ORGANIC DE MADAGASCAR.

  3. CATHIA ONGANGA dit :

    – ARRÊTEZ de tester en masse si vous n’êtes pas capables d’assurer la sécurité de la population! Des tests contaminés au CORONAVIRUS circulent à travers le Monde!
    – PLANTEZ de l’artemisia annua (Maisons de l’artemisia) pour en finir avec le Paludisme.
    – Commandez le COVIC ORGANICS auprès de Madagascar.
    – Essayez l’Apivirine du Dr Agon.
    – Commandez des tisanes d’artemisia annua auprès des pays voisins!

  4. rwas'l dit :

    Comment comprendre que des personnes soient testées positives au COVID-19 lundi et 3 jours plus tard, elles sont testées négatives; où est l’arnaque?

  5. MONSIEUR A dit :

    Il est vraiment grand temps que les Autrités réagissent.

    En mathematiques, quand une équation est insoluble, soit une donnée est fausse, soit elle n’a pas de solution dans le domaine (corps) étudié.

    1000 cas contaminés au COVID-19 au GABON, cela revient à dire qu’un membre de chaque famille gabonaise est infecté; ce qui est impossible.

    Confinemment + Kits alimentaires + restriction des libertés + tests massifs + bars et restaurants fermés + port du masque obligatoire + gestes barrières + (remèdes?) = 1000 cas contaminés au COVID-19. Trouver l’erreur!!!

  6. Akoma Mba dit :

    J’adore avec quelle légèreté le gabonais réagit et sa critique facile sans aucune critique constructive et souvent destructive et de penser que les autres nous en veulent.

    Que représente le Gabon à l’échelle population mondiale pour vouloir nous faire crever?
    Ce qui nous fera crever c’est le manque d’eau potable au XXIème siècle, là est le vrai problème, mais continuons de jouer aux Autruches!

  7. FAVEUR dit :

    Que l’Etat fasse d’abord tester le matériel de teste,il est fort possible que ce matériel soit infecté depuis là ça vient.vous voulez tuer les populations de gré ou de forces avec cette sorcellerie. Sur que ces testés sont infectés dès leur provenance.

  8. Paul Nguema dit :

    Il est bien vrai qu’au vu des hypothèses énoncées par les autres pays par rapport aux écouvillons déjà positifs, le Gabon notre beau et cher pays devrait s’interroger ou s’inquiéter, avec ces chiffres qui ne cessent d’augmenter. Mais je pense que les personnes effectuent ce diagnostic, les médecins traitants ainsi que ceux qui divulguent les informations au grand public devrait remarqués une non corrélation entre les prélèvements effectués en phase de dépistage et ceux en phase de control pour les mêmes patients jusqu’à ce jour enregistré. En absence de control qualité des écouvillons ou des test il faudrait se rassurer qu’il y’a des biais entre les 2 phases du processus. S’il n’y en a pas eh bah l’hypothèse de test ou écouvillons contaminés peut être non plosible

  9. FAVEUR dit :

    Que l’État gabonais réagisse,et pourquoi pas administrer l’Anti viral la Fagarcine aux malades, que le Gabon fasse comme Madagascar, sauver ses populations,consommer gabonais.vérifier ces tests, s’ils ne sont pas contaminés.

  10. Barro dit :

    Ceci pourrait nous aider dans ce cas :

    L’appareil qui fait ce test est disponible au CIRMF, HIA akanda, le CHU d’owendo, au CHL et même au CNTS.

    Public Health England a déclaré que le test d’anticorps, développé par la société pharmaceutique suisse Roche, était une « évolution très positive »…Des experts de l’établissement gouvernemental de Porton Down ont évalué le test de Roche la semaine dernière, a déclaré Public Health England.

    Roche a constaté que si quelqu’un avait été infecté, cela donnait le résultat correct 100% du temps.

    Si quelqu’un n’avait pas attrapé le coronavirus, cela a donné le résultat correct plus de 99,8% du temps.

    Cela signifie que moins de deux personnes sur 1000 en bonne santé seraient informées à tort qu’elles avaient déjà attrapé le coronavirus…Le professeur John Newton, coordinateur national du programme britannique de dépistage des coronavirus, a déclaré: « Il s’agit d’une évolution très positive car un tel test d’anticorps très spécifique est un marqueur très fiable de l’infection passée…Le test a déjà reçu l’approbation des autorités de réglementation médicale de l’UE et des États-Unis.
    Source: https://www.bbc.com/news/health-52656808

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