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Geoffroy Foumboula Libeka exige la transparence dans la gestion des ressources financières mobilisées au niveau national et international grâce à la pandémie de Covid-19. Il recommande des communications quotidiennes sur des entrées financières, en attendant le démarrage des activités de la commission d’enquête parlementaire sollicitée par le Premier ministre.

Geoffroy Foumboula exige la clarté sur les contributions financières. © D.R.

 

Membre actif de la société civile engagé dans la lutte contre la corruption et la gabegie, Geoffroy Foumboula Libeka interpelle le gouvernement, via une tribune libre, sur la transparence dans la gestion des fonds mobilisés par le Gabon pour la lutte contre la propagation du Covid-19.

«Le Copil semble avoir opté pour seul mode de communication, la psychose en communicant chaque jour sur le nombre de contaminés, des décès et heureusement de guérisons. A ce jour, aucune communication sur les ressources financières mobilisées au niveau national et international grâce à cette pandémie. Est-ce une omission depuis plus de 2 mois ou simplement cette nature cupide animée par l’esprit de détournement de nos gouvernants, laquelle maintient en prison à ce jour plusieurs anciens cadres et membres du gouvernement», interroge Geoffroy Foumboula Libeka.

Selon lui, le Gabon a déjà enregistré à travers l’élan de générosité des multiples contributeurs ayant répondu à l’appel d’Ali Bongo pas moins de 122,997 milliards de francs CFA. Il en veut pour preuve, les contributions enregistrées et médiatisées à ce jour : 4 milliards pour la dotation achat matériel du président de la République, 25 milliards au titre de fonds initial Covid-19 ;  88 milliards du Fonds monétaire international; 3,2 milliards de l’Agence française de développement ; 102 millions du gouvernement ; 2,1 milliards du Fonds Ali Bongo ; 415 millions de la communauté libanaise; 60 millions de Gabon Télecom ; 30 millions de la Fondation Seydou Kane et 90 millions de francs CFA de l’UBA Gabon.

«A ces 122,997 milliards, on ne compte pas ce qui pourra être capté auprès de la Banque mondiale, de la BAD et de la BDEAC, en plus de la contribution de 450 millions de la Fondation Sylvia BONGO sous forme de bons, ainsi que les dons du Coordinateur des affaires présidentielles à titre personnel d’autre part. A cela, on pourra ajouter les apports de Comilog et de bien d’autres donateurs», indique Geoffroy Foumboula Libeka.

Comment un gouvernement qui se retrouve parmi les plus faibles contributeurs se refuse à communiquer sur ce que les autres ne cessent de donner, s’insurge le jeune activiste. Il estime que «le capital confiance doit être au cœur de la stratégie de lutte contre le Covid-19 au Gabon. Le Gabon ne manque pas d’argent pour faire face à la crise, mais de patriotes, des vrais patriotes qui doivent servir l’Etat et non se servir de l’Etat.» Pour faire la lumière sur cette question, Geoffroy Foumboula Libeka exige des communications quotidiennes sur des entrées, en attendant la mise en place et le démarrage des actions de la commission d’enquête parlementaire sollicité par le Premier ministre.

 
GR
 

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