GR

Actuellement en essais cliniques dans certains pays européens et en Australie, le vaccin contre la tuberculose apparaît pour certains spécialistes du domaine comme une des solutions les moins coûteuses, mais parmi les plus efficaces pouvant permettre de diminuer l’importance de l’infection au Covid-19. Si l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ne nie pas qu’un déploiement du BCG est probable en Afrique, l’établissement français assure que ce vaccin ne devrait être utilisé que pour protéger les soignants et non toute la population.

La probabilité d’une utilisation du vaccin BCG contre le Covid-19 ne fait pas l’unanimité, surtout en Afrique. © Freepik

 

Plusieurs spécialistes du domaine l’assurent : il n’y a actuellement dans le monde aucun vaccin prêt pour un usage à grande échelle contre le Covid-19. Les essais cliniques faits en Europe, aux États-Unis et en Chine, s’ils sont concluants, ne pourraient être accessibles au grand public que dans un an au plus tôt. Il n’y a donc aucune campagne de vaccination de masse prévue pour l’Afrique pour lui permettre de se prémunir du Coronavirus.

Pourtant, l’annonce d’une possibilité d’utilisation du BCG contre ce virus ayant fait plus d’un million de morts à travers le monde suscite de vives réactions depuis quelques jours, particulièrement sur le continent africain censé recevoir une cargaison de ce vaccin initialement prévu contre la tuberculose. Dans un article publié le 1er avril sur son site Internet, l’Inserm reconnait en effet que «des essais cliniques visant à tester l’efficacité du vaccin BCG contre le Covid-19 sont en cours ou sur le point d’être lancés dans les pays européens (Pays-Bas, Allemagne, France, Espagne…) et en Australie».

Mieux, l’établissement français spécialisé dans la recherche médicale ne nie pas qu’une réflexion autour d’un déploiement en Afrique du BCG est en cours, qui se ferait nécessairement en parallèle de celui des pays européens qui s’apprêtent à l’adopter comme moyen de protection. Mais l’Inserm assure que les propos du Pr Camille Locht, directeur de recherche, à la suite de son intervention sur la télévision LCI ont été mal compris, mal interprétés. Le BCG ne sera pas administré à tous les Africains comme le prétendent certains.

Selon l’Inserm, si les essais cliniques en cours s’avèrent concluants, «le vaccin BCG pourrait être une grande aide pour protéger les soignants». L’Institut rappelle d’ailleurs que ces essais essentiellement pratiqués sur les personnes à haut risque d’exposition, «ont pour objectif d’évaluer chez les personnels soignants et à forte exposition aux malades, l’efficacité du vaccin BCG contre le COVID-19».

Jusque-là, 1 000 personnes ont été testées aux Pays-Bas, 4 000 en Australie, selon l’Inserm. En Afrique, ce sont plutôt les pétitions se sont multipliées ces dernières heures sur la Toile, invitant les internautes à dire non à toute campagne de vaccination sur le continent, le BCG encore plus. De nombreux Africains, parmi lesquels plusieurs célébrités, à l’instar de l’humoriste gabonais Serge Abessolo, disent ne pas être des «cobayes».

 
GR
 

2 Commentaires

  1. moundounga dit :

    Bjr. C’est bien beau de dire non ou remettre en cause les initiatives des autres, mais en retour « il » propose quoi lui ? Amen.

  2. JAMES DE MAKOKOU dit :

    JE CONSEIL A L’AFRIQUE ENTIERE, DE SE MEFIER, A CELUI QUI A ECRIT CE ARTICLE, C’EST FAUT DE DIRE QUE CE VACCIN EST EN ETUDE CLINIQUE EN EUROPE, AUX USA OU EN AUSTRALIE.. C’EST FAUT, ET SI TU INSISTE J’AIMERAI SAVOIR QUI DIRIGE CETTE ETUDE ? CES CHOSES DITES SONT POUR FAIRE EN SORTE QUE LES PAYS AFRICAINS ACCEPTENT L’INTRODUCTION DE SES VACCINS POUR EN FAIRE DES COBAYES COMME FUT POUR LE VIH ET LES AUTRES TEST DES MEDICAMENTS COMME C’EST SOUVENT LE CAS!!!!
    JE DECONSEIL A QUI QUE SOIENT D’ACCEPTER QUELCONQUES ETUDES SUR LE PEUPLE AFRICAIN, LE COVID19 FAIT DES DEGATS HUMAINS EN EUROPE, EN CHINE, ET AUX USA, MAIS PAS EN AFRIQUE ET JE NE VOIS PAS POURQUOI Y ALLER FAIRE UNE ETUDE OU LES CAS SONT MINIMES
    SAUF SI COMME D’HABITUDES VOUS ETES QUE DES COBAYES, QUI POUR 10.000 FCFA, AU PRIX UNE MORT SUBITE OU A PETIT FEU.
    JE SUIS CHERCHEUR MOI MÊME DANS UNE GRANDE INSTITUT EN FRANCE ET JE VOUS NE VOUS CONSEIL PAS, POUR AVOIR ETE A MAKOKOU OU MES GRANDS PARENTS ONT PASSER LEURS GRANDE PARTIE DE LEUR VIE ….JE DECONSEIL A L’ETAT GABONAIS D’Y RENTREE EN MATIERE.

Poster un commentaire