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Le nombre de tests menés en Afrique serait ridiculement faible, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui ne parvient toujours pas à s’expliquer comment ce continent dominé par la pauvreté, avec des systèmes de santé précaires, réussi à déjouer le pronostic de l’hécatombe prédit depuis plusieurs mois par l’Occident.

D’après l’OMS, le nombre de personnes contaminées en Afrique s’élèverait plutôt à 59 millions au lieu de 8,4 millions. © D.R.

 

Officiellement, 8,4 millions de personnes ont été contaminées par le Coronavirus SARS-CoV-2 en Afrique qui a fait 214.000 morts. Ces statistiques, qui présentent une Afrique largement épargnée par la pandémie, paraissent extrêmement faibles pour l’OMS, au regard de la population du continent estimée à 1, 37 milliard d’habitants. Par comparaison, l’Europe comptabilise 62 millions de cas pour une population de 747 millions.

D’après l’OMS, six cas sur sept (14,2 %) passeraient sous les radars, et le nombre de personnes contaminées en Afrique s’élèverait plutôt à 59 millions au lieu de 8,4 millions. Pour effectuer ces estimations, l’organisme onusien a utilisé le calculateur Resolve to Save Lives qui estime le nombre d’infections en fonction du nombre déclaré de cas et de décès et d’un taux de mortalité fondé sur les paramètres démographiques de la population (âge, sexe…).

«À ce jour, la détection de la Covid-19 en Afrique s’est concentrée sur les personnes se rendant dans les établissements de santé et présentant des symptômes, ainsi que sur les voyageurs internationaux dans les aéroports, ce qui a conduit à une sous-déclaration à grande échelle compte tenu du pourcentage élevé de cas asymptomatiques sur le continent», a expliqué le 14 octobre, la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dr Matshidiso Moeti.

Une mortalité malgré tout modérée

L’Afrique comptabilise à peine 214.000 morts, soit moins que la Russie. Une équation aussi difficile à résoudre pour l’OMS. Un faible taux de mortalité sur le continent malgré les conditions de vie exécrables (faible hygiène, proximité, faible respect des gestes barrières, faible taux de vaccination…). Pour certains experts, la raison serait démographique, la population africaine étant plutôt jeune et donc moins à risque de développer des formes graves. «Les estimations montrent qu’entre 65 et 85 % des infections à la Covid-19 en Afrique génèrent peu ou pas de symptômes», assure l’OMS.

Afin d’y voir plus clair et surtout de prévenir d’éventuelles flambées de cas, l’OMS a annoncé une nouvelle initiative pour établir des dépistages communautaires dans huit pays : Burundi, Congo, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mozambique, République démocratique du Congo, Sénégal, Zambie. Le programme vise à accroître de 40 % la capacité de dépistage dans chaque pays participant.

L’OMS compte utiliser une « stratégie d’intervention en anneau» pour combiner une meilleure détection et une vaccination efficace. L’objectif est d’atteindre le seuil recommandé par l’OMS, soit 10 tests pour 10.000 habitants. «Plus de tests signifient un isolement rapide, moins de transmission et plus de vies sauvées grâce à une action ciblée», justifie l’organisation.

 
GR
 

3 Commentaires

  1. BEYEME dit :

    @ OMS,

    Très honnêtement, je ne comprends pas bien le but de cette organisation onusienne. Pourquoi doute-t-elle des chiffres de l’Afrique en ce qui concerne la covid-19? D’après l’article et les données google, l’Europe représente la moitié de la population européenne, et cela inquiète. Sur 1 373 486 000 habitants que compte le continent africain, 48 898 000 ont 65 ans et plus. Cela veut dire que la population africaine est très jeune, par conséquent, cette pandémie a moins d’influence comme le précise l’article chez nous (Afrique). Je suis de ceux-là qui pensent que le facteur climat n’est pas à négliger. Les spécialistes viendront certainement me démentir, mais au fond d’eux ils savent très bien que c’est vrai. L’Afrique regorge de multiples remèdes pour toutes maladies, mais elle ne dispose pas d’une caisse de résonance capable de prouver à l’occident de croire en elle, à sa médecine traditionnelle, dommage ! Au début de cette pandémie, les yeux, les oreilles de l’OMS étaient rivés vers l’Afrique pensant qu’il devait y avoir une hécatombe, mais hélas, la nature en a décidé autrement. Et aujourd’hui, on vient nous fatiguer avec de multiples variantes qui n’ébranlent sérieusement pas l’Afrique.

  2. BEYEME dit :

    Il faut lire
    L’Europe représente ma moitié de la population africaine

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