TATIE

Le gouvernement doit aider l’industrie du transport aérien menacée par la crise sanitaire du Covid-19. La Confédération gabonaise des syndicats libres (CGSL) l’a encore rappelé le 21 août, les opérateurs de ce secteur craignent le pire.

Le secrétaire général de la CGSL, Jean Claude Bekale (veste noire), interpellant le gouvernement sur les risques de suppression d’emplois dans le secteur des transports aériens. © Gabonreview

 

La crise que traverse les compagnies aériennes à cause de la pandémie de Covid-19 pourrait, à très court terme, occasionné la disparition des compagnies locales, la perte de 1000 emplois directs sans compter les emplois indirects. L’augmentation du chômage, le blocage des infrastructures des aéroports intérieurs, et l’aggravation de la crise sociale impacteront la société si le gouvernement croise les bras, annonce la Confédération gabonaise des syndicats libres (CGSL).

De l’avis des opérateurs des compagnies aériennes locales, membres de la CGSL, les restrictions sur le nombre de vols domestiques prévues à l’article 2 de l’arrêté numéro 0056/MTEIH/2020 et la mise en application au 31 juillet 2020 de l’arrêté 017/MTT/2019 du 13 septembre 2019, suspendant l’exploitation de plusieurs opérateurs est une grave menace pour la survie des compagnies. Ces mesures ont eu pour conséquence immédiate, une forte réduction de l’offre en capacité de passagers et frets pour les compagnies locales et une perte sèche de 250 emplois.

«En cette période de crise sanitaire et de paupérisation des populations, la préoccupation majeure du gouvernement doit être la sauvegarde des emplois. La lutte contre la pandémie de covid-19 ne saurait reléguer les problèmes économiques et sociaux au dernier rang. Si le gouvernement n’apporte pas une réponse urgente à cette situation, les conséquences à très court terme seront la disparition des compagnies aériennes locales, la perte des emplois, l’augmentation du chômage et l’aggravation de la crise sociale déjà insoutenable pour les familles des travailleurs, le blocage des infrastructures des aéroports intérieurs», a indiqué le secrétaire général de la CGSL, Jean Claude Bekale.

Pour limiter tout risque de faillite face à la quasi-paralysie du trafic, la CGSL recommande la modification de l’article 2 de l’arrêté numéro 0056/MTEIH/2020 pour lever la restriction sur le nombre de vols domestiques autorisés par compagnie à l’instar des autres modes de transport. Elle réclame également la prorogation de la date d’application des délais fixés de l’arrêté 017/MTT/2019 du 13 septembre 2019 faisant obligation aux compagnies de droit gabonais à immatriculer les avions au registre gabonais d’immatriculation. La CGSL souhaite enfin l’assouplissement des conditions qui permettent aux entreprises de bénéficier des mesures d’accompagnement annoncées par le chef de l’Etat le 2 avril 2020.

«Face à la gravité de la situation, le gouvernement doit plus que par le passé prendre en considération les revendications légitimes des organisations des travailleurs. Et si le gouvernement n’apporte aucune solution satisfaisante et immédiate à cette situation, il portera seul la responsabilité devant l’histoire», prévient la CGSL.

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Mopty dit :

    Comment pouvez vous demander de l’aide à un gouvernement illégitime, prédatrice, liberticide et incompétente?

    Vous n’avez pas encore compre ce qu’est un syndicat? Un syndicat n’est pas un mendiant mais une organisation qui lutte pour obtenir ce qu’il estime indispensable pour ses adhérents. Vous n’êtes pas des faire-valoir mais des combattants. Prenez exemple sur la DU.

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