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Le président de la United Bank for Africa (UBA) a estimé, le 20 mai, que le Covid-19 est une «opportunité de réinitialiser l’Afrique». Dans ce sens, Tony Elumelu a notamment préconisé un plan martial qui galvanisera l’ensemble du continent.

Estimant que le Covid-19 est «une opportunité de réinitialiser l’Afrique», Tony Elumelu préconise un plan martial qui galvanisera l’ensemble du continent. © D.R.

 

A l’occasion d’une table-ronde de haut niveau organisée par visioconférence en présence de dirigeants africains, le 20 mai, le président de la United Bank for Africa (UBA), s’est prononcé sur les opportunités derrière la pandémie de Covid-19 en Afrique. «Je vois cette pandémie comme une opportunité de réinitialiser l’Afrique», a affirmé Tony Elumelu.

Lors de ces échanges sur le thème «Un monde résilient : un appel africain pour un nouvel ordre mondial», le philanthrope nigérian a préconisé un plan martial qui galvanisera l’ensemble du continent et rendra l’Afrique moins dépendante de la «sécularité de la dette» des pays développés. Pour ce dernier, l’Afrique en tant que continent a tout ce qu’il faut pour devenir un pays fort en économie numérique.

«Je pense que lorsque nous engageons le reste du monde à fournir des secours, nous devons chercher une solution plus fondamentale aux défis de l’Afrique. J’ai souvent plaidé pour un plan martial des heures supplémentaires. Nous devons mobiliser tout le monde. Si nous avons un plan martial qui mobilise des ressources pour résoudre des problèmes particuliers, alors nous pouvons atténuer cette constante mendicité d’assistance», a déclaré Tony Elumelu.

Cette visioconférence s’est déroulée notamment en présence de l’envoyé spécial de l’Union africaine (UA) sur le Covid-19, chargé de mobiliser un soutien économique international pour l’Afrique. Tidjane Thiam, qui a soutenu ce que Elumelu avait proposé, a déclaré que plutôt que de dépendre de l’aide internationale à chaque point, il est nécessaire que les gouvernements et les institutions investissent dans des activités qui donneront la priorité aux jeunes et créeront un environnement favorable.

«Je suis totalement d’accord avec Tony Elumelu. Le défi majeur est que nous ne voyons pas suffisamment d’entrepreneurs. Semblable à ce qui se produit en Asie et en Europe, il est nécessaire de promouvoir une classe d’entrepreneurs pour stimuler l’économie africaine», a-t-il affirmé.

Organisée par le New York Forum Institute, cette table-ronde a également réuni des chefs d’État africains, dont le président nigérien Mahamadou Issoufou, le président Uhuru Kenyatta (Kenya), le président Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), le président Macky Sall (Sénégal) et le président Julius Bio (Sierra Leone). L’envoyé spécial de l’Union africaine sur le Covid-19, le Dr Ngozi Okonjo-Iweala, était également présent.

 
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