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Au Gabon, les perspectives économiques sont plutôt bonnes, selon le ministre de l’Économie et la Relance. Rassurant la communauté d’affaires française lors d’une rencontre en fin de semaine écoulée, Nicole Jeanine Lydie Roboty a assuré que la relance est engagée dans le pays. Après une croissance négative au 31 décembre 2020 de -1,7% puis une tendance haussière au 31 décembre 2021 avec un niveau de 1,5% les projections pour la fin de l’année 2022 sont de l’ordre de 3%.

Nicole Jeanine Lydie Roboty s’exprimant le 16 septembre. © D.R.

 

Après avoir enregistré une croissance négative au 31 décembre 2020 (-1,7%), due à la pandémie de Covi-19, le Gabon a montré des signes de stabilisation en 2021. Au 31 décembre 2021, note le ministre de l’Économie et de la Relance, le pays a affiché un niveau de croissance de 1,5% et se projette pour la fin de l’année 2022 à des niveaux de croissance de l’ordre de 3%. «En réalité ce qu’il faut voir c’est la progression parce que lorsque nous faisons le point nous sommes à une progression de plus de 4% de croissance. Ce qui montre le dynamisme de l’économie et surtout la relance qui est vraiment engagée ici au Gabon», a déclaré Nicole Jeanine Lydie Roboty épouse Mbou en fin de semaine écoulée, à l’occasion d’une rencontre avec des hommes d’affaires français.

L’accompagnement du FMI et plus

Nicole Jeanine Lydie Roboty épse Mbou qui appelait cette communauté à investir davantage dans le pays, assure que s’il n’y avait pas eu la pandémie ou la guerre en Ukraine, le pays aurait eu des niveaux de croissance beaucoup plus intéressants. Roboty parle d’un réel dynamisme dans la plupart des secteurs d’activités. Si elle évoque quelques difficultés dans le domaine de la logistique, elle soutient que les travaux de mise à niveau de l’infrastructure ferroviaire sont probants. Signalant que les hommes d’affaires ont posé au ministère de l’Économie quelques préoccupations en rapport avec la compétitivité, elle indique qu’il y a des tarifs extérieurs communs qui permettent de déroger à certaines règles.

«Nous travaillons avec le FMI pour un alignement aux dispositions communautaires. Le tarif extérieur commun est un taux préférentiel et nous sommes conscients qu’il faut développer l’industrie», a déclaré le ministre de l’Économie. Selon elle, le pays doit cependant tenir compte des réformes en cours dans la zone Cemac et continuera à travailler avec l’Union européenne (UE) et tous les grands ensembles. «Je suis d’avis qu’il faut simplifier les procédures d’importation. La direction générale de la Douane y travaille et nous pensons que nous allons aboutir à des réflexions qui permettent de fluidifier l’importation des produits et même des exportations», a-t-elle souligné.

Une partie de l’auditoire. © D.R.

Face aux préoccupations sur la dette intérieure

Les hommes d’affaires ont également fait part de leurs préoccupations quant au niveau de la dette intérieure. Jeanine Lydie Roboty, qui a rappelé qu’une task-force a été mise en place pour gérer cette question, a informé qu’un rapport a été produit pour plus de 400 milliards de francs CFA. «Ces 400 milliards ont été communiqués au FMI. Nous avons remis au FMI la stratégie d’apurement des 400 et quelques milliards. Pour l’année 2021, nous avons commencé et pour l’année 2022 nous projetons de payer 302 milliards de francs CFA», a-t-elle fait savoir. «Nous avons déjà payé pour la dette bancaire 63,2 milliards, la dette moratoire (envers les entreprises privées) 22,6 milliards et sur les marchés qui constituent le plus gros de notre dette, nous avons déjà remboursé pour cette année 215 millions», a-t-elle ajouté.

Pour le ministre de l’Économie qui parle d’une reprise vigoureuse, les remboursements se font tout aussi par titrisation. En 2021, a-t-elle évoqué, le lancement d’un appel public à l’épargne a permis de désintéresser certaines entreprises, mais le gouvernement espère faire plus en 2022. «Les niveaux de remboursements de 2022 seront plus importants que ce qui a été fait en 2021», a déclaré Nicole Jeanine Lydie Roboty expliquant que le gouvernement a opté en plus des paiements en cash, pour le remboursement par OTA. L’idée, permettre aux banques de racheter la créance de certaines entreprises.

Ouverture d’un compte séquestre

«L’État fait des efforts», a dit Jeanine Lydie Roboty face aux préoccupations des hommes d’affaires quant à la déduction de la TVA. «Pour ce qui concerne la TVA, nous voulons reconnaître qu’il y a eu des retards», a-t-elle confessé parlant des retards enregistrés au niveau de la chaîne de la dépense. «C’est la raison pour laquelle avec le FMI, nous avons appelé l’ouverture d’un compte séquestre à la Banque centrale», a dit le ministre de l’Économie évoquant des discussions entamées sur la convention de compte séquestre. «Aujourd’hui elle est fin prête. Ce compte séquestre va permettre de sécuriser davantage les ressources de remboursement TVA», a-t-elle déclaré.

«Pour les prix de carburant, c’est une question assez difficile», a dit le ministre de l’Économie quant aux inquiétudes sur cette question. «Nous avons pris avec les marqueteurs l’engagement de pouvoir régulariser la stabilisation négative que nous avons vis-à-vis de ces marqueteurs. Ils ont déjà reçu un montant de 15 milliards de francs CFA et nous nous sommes engagés à continuer les versements d’ici la fin de l’année», a-t-elle fait savoir.

 
GR
 

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