Décennie de la femme : le PDG plaide pour une reconduction officielle du programme d’Ali Bongo
Célébrant la Journée nationale de la femme gabonaise, le Parti démocratique gabonais (PDG) a appelé les autorités à dresser un bilan officiel de la Décennie de la femme gabonaise, un programme national décrété par l’ex-président Ali Bongo Ondimba pour intensifier la promotion des droits, de l’autonomisation et de l’égalité des sexes sur la période de janvier 2015 à décembre 2025.

Camélia Ntoutoume-Leclerq, vice-présidente 3 du PDG, s’exprimant le 18 avril 2026. © D.R.
Le Parti démocratique gabonais (PDG) a, le 18 avril, célébré, en différé, la Journée nationale de la femme gabonaise, qui se tient traditionnellement le 17 avril. L’événement, marqué par un hommage aux militantes réunies au sein de l’Union des femmes du PDG (UFPDG), a été l’occasion pour Camélia Ntoutoume-Leclerq, de lancer un message politique aux autorités du pays. Saluant les réalisations de la Décennie de la femme gabonaise, couvrant la période de janvier 2015 à décembre 2025, la vice-présidente 3 de l’ex-parti au pouvoir a mis en avant le rôle central de la femme dans le développement national. Elle a insisté sur la nécessité d’évaluer ces avancées de manière officielle et solennelle.
«Le Parti démocratique gabonais, par ma voix, sollicite très respectueusement des plus hautes autorités de la République l’organisation d’une journée dédiée au bilan de la décennie de la femme», a-t-elle déclaré, appelant à un moment de réflexion sur les acquis et les défis persistants. Selon elle, cette initiative permettrait de mesurer les progrès réalisés dans différents domaines, mais aussi de tracer de nouvelles perspectives pour une femme gabonaise « toujours plus résiliente, actrice majeure et porteuse d’avenir pour un développement harmonieux de notre économie et de notre pays». La vice-présidente du PDG a également évoqué les ambitions de son parti pour l’avenir. «À l’issue de cette journée, les femmes PDGistes veulent qu’on reconduise encore la décennie de la femme», a-t-elle affirmé.
Pour le parti, la décennie écoulée a contribué à promouvoir l’égalité des chances, à renforcer la participation des femmes dans le développement économique, social et politique du pays et à atteindre un seuil d’environ 30 % de représentation féminine dans les instances politiques et les postes administratifs de responsabilité. Rappelons qu’elle avait été instaurée par Ali Bongo, déchu avant même la fin de cette décennie.












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