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Deux ans après que l’enquête préliminaire a révélé que le décès de Cédric Apedo Amoumou, 29 ans, a été causé par des coups vraisemblablement portés par des agents de la Brigade anticriminalité (BAC) avant sa mise en détention à la prison centrale de Libreville, la famille de ce jeune compatriote continue de demander que justice soit faite. Le dossier reste bloqué au palais de justice de Libreville.

Deux ans après le dossier lié au décès en prison de Cédric Apedo Amoumou est bloqué au palais de justice. © D.R.

 

17 mai 2020-17 mai 2022. Cela fait deux ans jour pour jour depuis le décès à la prison centrale de Libreville de Cédric Apedo Amoumou. La famille de ce compatriote âgé de 29 ans au moment de sa mort réclame toujours justice. Il faut dire que l’affaire est loin d’être simple. 8 agents de la Brigade anticriminalité (BAC) sont impliqués, et l’enquête préliminaire menée par l’Inspection de police a établi que le défunt avait reçu des coups pendant sa garde à vue, donc deux jours avant d’être placé sous mandat de dépôt, le vendredi 15 mai 2020.

À l’époque, deux policiers présumés auteurs des coups ayant causé la mort du jeune compatriote exerçant dans le génie civil avaient été inculpés. Mais depuis, le dossier semble bloqué au palais de justice de Libreville. Serait-ce à cause de l’identité des mis en cause ? Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville aurait-il subi des pressions ? Le mystère demeure et le sentiment d’injustice vécu par la famille de Cédric se fait grandissant, au point qu’en décembre 2021, soit un an et trois mois après le décès de Cédric, Me Nicaise Narcisse Ondo Nguema, l’avocat de la famille, avait interpelé le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville pour que le dossier soit transmis au parquet général, puis à la chambre d’accusation qui devra examiner la demande de mandat de dépôt formulée à l’encontre des huit policiers qui avaient interpelé sans motif véritable et sans autorisation du procureur le défunt  le 12 mai 2020 au petit matin.

Cédric Apedo Amoumou de son vivant. © D.R.

Un magistrat mis en cause

«Depuis le 24 novembre 2020, la procédure qui oppose la famille Apedo aux policiers de la BAC est volontairement bloquée par un magistrat en fonction au parquet de la République près le tribunal de première instance de Libreville. 24 novembre 2020-24 décembre 2021, ça fait donc un an et 1 mois qu’un magistrat empêche la poursuite de la procédure», s’était insurgé Me Ondo Nguema en fin décembre 2021 face à Gabonreview.

Deux ans après, les choses n’ont pas bougé en dépit de l’autopsie, de l’enquête préliminaire et du réquisitoire d’information du procureur de la République. Mais dans la foulée, en attendant des réponses à ses questions, le père de Cédric Apedo Amoumou est décédé de chagrin dû à la perte de son fils.

Pour justifier leur opération au domicile du défunt, le 12 décembre 2020, les 8 policiers de la BAC avaient prétexté que Cédric était un dealeur de drogue. Mais bien que leur fouille ne soit pas parvenue à produire la moindre preuve, le jeune homme avait été embarqué menottes aux poignets. Ses deux caisses d’argent contenant une somme de 350 000 FCFA avaient aussi été emportées, selon l’avocat de la famille.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Patric essson dit :

    Le plus grand retard de ce pays es dû au fait que les hommes dominent sur la justice. Comment parler vous de la démocratie d’un pays où les institutions sont dominer par une tiers de personnes

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