Saturée depuis des années, la décharge de Mindoubé s’apprête à céder la place à une infrastructure moderne. Le centre de traitement et de valorisation des déchets (CTVD) de Nkoltang, dont l’ouverture est attendue avant fin 2026, doit marquer un tournant décisif dans la gestion des déchets au Gabon. Le comité technique en charge du projet s’y attelle.

Une vue aérienne du site devant accueillir le CTVD de Nkoltang. © D.R.

 

Au Gabon, le gouvernement accélère la transition vers une gestion modernisée des déchets ménagers, avec en ligne de mire l’ouverture, avant la fin de l’année 2026, du centre de traitement et de valorisation des déchets (CTVD) de Nkoltang. Ce projet structurant vise à remplacer la décharge de Mindoubé, aujourd’hui saturée, et à apporter une réponse durable à la problématique des ordures dans le Grand Libreville.

Réuni le 14 avril à Libreville, le Comité technique de suivi du projet a tenu sa première session pour coordonner les différentes étapes, de la fermeture progressive de Mindoubé à la mise en service du nouveau site. L’objectif est clair : garantir le respect des normes environnementales et sociales tout au long du processus.

Chaque jour, entre 600 et 800 tonnes de déchets sont déversées à Mindoubé, un site à bout de souffle qui expose les riverains à des nuisances persistantes, notamment des fumées toxiques. Sa fermeture, désormais actée au plus haut niveau de l’État, constitue une priorité sanitaire et environnementale.

Ouvrir le CTVD de Nkoltang «dans les meilleurs délais»

Au secrétariat général du ministère de l’Intérieur, on rappelle d’ailleurs que le président de la République a instruit, il y a quelque temps, le gouvernement d’accélérer simultanément la réhabilitation de la décharge existante et l’ouverture du CTVD de Nkoltang «dans les meilleurs délais». Cette double démarche doit permettre d’assurer une transition sans rupture dans le traitement des déchets dans le Grand Libreville.

Le futur centre de Nkoltang devra répondre à des exigences strictes avant son entrée en service. Les responsables insistent sur la nécessité d’intégrer, à chaque phase du projet, les standards réglementaires en matière environnementale et sociale.

Au-delà de Libreville, ce projet s’inscrit dans une stratégie nationale plus large. «Nous rentrons dans une gestion moderne des déchets ménagers», a souligné Anémone Mengome, directrice générale de Clean Africa, évoquant une ambition d’extension progressive à l’ensemble des provinces.

Avec la mise en service attendue du CTVD de Nkoltang, le Gabon amorce ainsi un changement de paradigme dans la gestion de ses déchets, après des décennies marquées par des solutions provisoires et insuffisantes.

 
GR
 

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