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Saisie du dossier de Pizolub SA depuis le 5 août, l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) a appelé, le 15 septembre, le gouvernement à relancer cette entreprise grevée par des tensions financières. L’organisation qui y voit une question de souveraineté nationale, propose son accompagnement à travers quelques propositions.

Le président de l’Onep (au centre) lors du point presse du 15 septembre. © D.R.

 

Société paraétatique de l’aval pétrolier gabonais, spécialisée dans la fabrication et le conditionnement des lubrifiants, la fabrication des emballages plastiques et métalliques, Pizolub S.A. fait face à d’énormes tensions financières. Depuis 5 mois, les 170 employés de cette entreprise ne perçoivent plus leurs salaires. La direction générale, a rappelé l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep), au cours d’un point presse le 15 septembre, est dans l’incapacité de s’approvisionner en additifs nécessaires à la formulation des huiles industrielles du fait de ces difficultés financières.

Pour l’Onep qui estime que «la sauvegarde de Pizolub dans le secteur stratégique de lubrifiants, est une question de souveraineté nationale», cette situation est la conséquence de la démission de l’Etat de ses responsabilités en tant qu’actionnaire majoritaire. Les produits de l’entreprise souffrent également de la concurrence déloyale sur le marché national «et ce, avec la bénédiction de l’Etat».

Elle appelle l’Etat à garantir la viabilité et la pérennité de Pizolub, à travers «des mesures protectrices contre toute concurrence déloyale». Pour sortir Pizolub de l’impasse, l’Onep propose les quotas à l’importation ; la hausse des taxes et impôts sur les importations des lubrifiants importés, notamment par les importateurs indépendants comme Yacco, Champion et les marketeurs comme Vivo énergie, Total marketing, Ola energy, Petro Gabon. L’Onep appelle également à la suppression des conditions privilégiées accordées aux sociétés de production pétrolière affiliées à l’Upega à l’instar de Perenco, Total Gabon, Addax petrolum, Assala Gabon, Vaalco, Maurel et Prom.

Pour l’Onp, Pizolub devrait avoir l’exclusivité de la fourniture des lubrifiants aux sociétés industrielles et minières paraétatiques telles que la SEEG, Setrag, CNNII, Sogara, Télémania. Dans cette optique, elle appelle à la fixation aux marketeurs des quotas de consommation des lubrifiants fabriqués par Pizolub.

Prête à accompagner le gouvernement dans cette démarche, l’Onep invite le Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda à traduire en acte son discours sur les antennes de RFI : «notre mission est claire et a été définie par le chef de l’Etat. C’est celle de relancer l’économie et améliorer les conditions de vie des populations».

 
GR
 

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