TATIE

Quelques jours après le dernier accident de train survenu le 10 octobre, le cinquième depuis le 11 mai 2020, l’Autorité de régulation des transports ferroviaires a enjoint ce vendredi 16 octobre la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag) à limiter au maximum les dégâts sur la voie ferrée. L’ARTF entend par ailleurs intensifier les contrôles sur les activités de l’opérateur.

Moment de la réunion de crise du 16 octobre 2020, au siège de l’ARTF, à Owendo. © Gabonreview

 

Une réunion de crise a eu lieu ce vendredi au siège de l’ARTF au pont Nomba, dans la commune d’Owendo. Convoquée par Prosper Ekomesse Nguema, le secrétaire exécutif, celle-ci intervient près d’une semaine après la collision à la gare de Ndjolé entre une draisine et le wagon vide d’un train minéralier en stationnement. L’accident a fait 5 blessés et aucun mort.

Tout en indiquant que ce nouvel incident est le cinquième survenu sur la voie ferrée depuis le 11 mai dernier, soit en l’espace de 6 mois seulement, l’ARTF estime qu’il faut en finir, ou du moins trouver des solutions pour limiter au maximum les accidents. Aussi, au terme de la réunion à laquelle a pris part Christian Magni, directeur général intérimaire de Setrag, l’Autorité de régulation a-t-elle décidé que l’opérateur lui transmettra désormais tous les mois ou sa demande expresse un ensemble de documents permettant d’améliorer son contrôle sur ses activités.

Il s’agit, précise Prosper Ekomesse Nguema, des relevés de ralentissements ; les enregistrements de la Plasser (véhicule automoteur utilisé pour l’enregistrement des paramètres de la voie ferrée) ; les données du centre de gestion de circulation relatives notamment aux incidents, aux programmes de travaux et aux ponctualités des trains. Le secrétaire exécutif de l’ARTF exige également à la filiale d’Eramet qu’elle lui fasse régulièrement l’état d’auscultation des rails, ainsi que l’état de l’entretien de l’ensemble du matériel roulant.

Par ailleurs, au regard des 35 défauts identifiés sur la voie ferrée par Setrag et sur lesquels le directeur général de la Société assure travailler depuis quelques années, le régulateur recommande une intervention « immédiate » sur 30 d’entre eux, une intervention sous huitaine sur 3 et une intervention sois quinzaine sur les 2 défauts restants.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Serge Makaya dit :

    Les déraillement à répétition du transgabonais est à l’image de la décadence du Gabon. A Ntare Nzame !! Pitié !!

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