Depuis la mi-mars 2026, les agents de la Direction générale des études et laboratoires (DGEL) dénoncent une situation qu’ils jugent injuste et figée depuis trop longtemps. Entre promesses non tenues et conditions de travail dégradées, leur impatience atteint désormais un point critique.

Des agents de la DGEL au piquet de grève. © Gabonactu.com

 

La tension monte au sein de la Direction générale des études et laboratoires (DGEL) du ministère du Pétrole et du Gaz. Regroupés en collectif, les agents observent depuis la mi-mars 2026 un mouvement d’humeur pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’iniquité sociale persistante et d’absence d’amélioration de leurs conditions de travail, malgré des revendications formulées depuis plusieurs années.

Au cœur de leur mécontentement, plusieurs griefs majeurs, dont le non-versement de la prime de performance budgétaire, ainsi que la situation administrative de nombreux agents intégrés à la Fonction publique après près de 17 années passées sous le statut de «pré-insérés». Une attente jugée excessive et révélatrice, selon eux, d’un traitement inégal comparé à d’autres directions du même ministère.

Mais au-delà des aspects administratifs et financiers, les agents pointent également la dégradation continue de leur environnement de travail. Le bâtiment qui abrite la DGEL est jugé vétuste et non conforme aux normes, sans réhabilitation depuis plus de deux décennies. À cela s’ajoute un sous-équipement chronique qui, selon le collectif, affecte directement leur efficacité et leur rendement.

La tutelle saisie dès 2023

«Cette situation dure depuis trop longtemps et impacte notre capacité à travailler dans des conditions acceptables», déplore un membre du collectif, soulignant une lassitude croissante face à l’inaction des autorités.

Les agents affirment avoir saisi leur tutelle dès 2023. Depuis, malgré de multiples relances, aucune réponse concrète n’aurait été apportée. Un silence qui alimente davantage leur frustration et renforce leur détermination à se faire entendre.

Face à cette longue attente restée sans issue, le mouvement en cours apparaît comme l’expression d’une impatience désormais difficile à contenir. Les agents espèrent que cette mobilisation suscitera enfin une réaction des autorités compétentes et débouchera sur des solutions concrètes.

 
GR
 

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