Comme à l’ouverture, le facilitateur de la Communauté économique des États de l’Afrique (CEEAC) pour la Transition au Gabon, le président de la République de Centrafrique, Faustin Archange Touadéra, a assisté ce mardi 30 avril à Libreville à la clôture du Dialogue national inclusif (DNI). Au nom de la Communauté et des chefs d’État qu’il représente, il a dit son satisfécit pour le bon déroulement de la Transition, félicitant le président Brice Clotaire Oligui Nguema pour le respect des engagements et pour l’organisation de ces assises nationales considérées comme «le seul chemin pour obtenir la paix et bâtir une société plus juste, plus fraternelle».

Le facilitateur de la CEEAC pour la Transition au Gabon, le président de la République de Centrafrique, Faustin Archange Touadéra, le 30 avril 2024, à Libreville. © GabonReview

 

Le Dialogue national ouvert le 2 avril dernier au palais des sports de Libreville s’est achevé ce mardi 30 avril. Le palais de la présidence de la République a abrité la cérémonie de clôture présidée, comme à l’ouverture, par le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, en présence de son homologue centrafricain, Faustin Archange Touadéra. Facilitateur de la Communauté économique des États de l’Afrique (CEEAC) pour la Transition au Gabon, ce dernier a prononcé une allocution dans laquelle, il a pris acte des conclusions de cette grand-messe nationale. Un rendez-vous dont l’ambition a été de poser les jalons d’un nouveau Gabon via la restauration de ses institutions. 

Si à l’ouverture, le 2 avril, il avait fait des rappels, donné des conseils et recommandations à toutes les parties prenantes, insistant sur le fait que «le Gabon a soif de démocratie», le président Touadéra s’est dit satisfait du Dialogue national qui a pris un certain nombre de résolutions et de recommandations pour l’avenir du Gabon. Pour lui, les «conclusions démontrent à suffisance, la maturité politique et le sens élevé de responsabilité et du patriotisme du peuple gabonais». 

«Le Dialogue national inclusif vous a donné, sans nul doute, l’occasion idéale de réaffirmer votre attachement à la paix, votre attachement à la démocratie, à l’unité du Gabon et à son développement intégré», a-t-il dit, faisant remarquer que pendant un mois, les commissaires ont renoncé à leur acquis, «transcender les incompréhensions, les divergences de vues et les clivages existants pour jeter de manière consensuelle et surtout responsable les bases d’un Gabon nouveau solide, solidaire, démocratique, plus que jamais uni». 

© GabonReview

Ce nouveau Gabon entend revoir sa politique migratoire, la forme de ses institutions, ses politiques en matière de jeunesse, de femme, de développement économique et même le fonctionnement de la politique dans le pays. Plusieurs décisions fortes ont été prises, mais ne sont pas, selon le facilitateur de la CEEAC, aux antipodes des décisions et politiques communautaires. «Tout en prenant acte des conclusions de vos assises, je voudrais vous assurer que j’ai suivi et noté avec satisfaction que vos différentes recommandations ne remettent pas en cause ni n’éloigne le Gabon des principes cardinaux qui régissent notre communauté», a-t-il fait savoir, indiquant qu’il se fera le devoir de rendre compte, dans les meilleurs délais, des conclusions de ces Assises à la Conférence des chefs d’État et de gouvernements de la CEEAC. 

Il s’est ainsi félicité du «bon déroulement de cette Transition et du respect du chronogramme établi». «Je voudrais ici au nom des chefs d’État et de gouvernements de la CEEAC  vous féliciter d’avoir tenu parole en organisant ce Dialogue national inclusif dans le délai fixé par le chronogramme de la Transition politique au Gabon», a dit le président Touadéra.

Selon lui, «le dialogue est le seul chemin pour obtenir la paix et bâtir une société plus juste, plus fraternelle. Ce succès vous honore et honore toute notre communauté». 

Au terme de ce Dialogue qui s’est déroulé durant tout ce mois d’avril, le président Oligui Nguema s’est engagé à mettre en place, dans les prochains jours, un Comité de surveillance et de suivi des conclusions du Dialogue national inclusif. Il aura pour missions d’établir une Assemblée constituante qui assurera la rédaction de la nouvelle Constitution, avant le référendum.

 
GR
 

0 commentaire

Soyez le premier à commenter.

Poster un commentaire