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Réagissant au communiqué de la dernière réunion, le 18 décembre dernier, entre le gouvernement gabonais et la délégation de l’Union européenne (UE) à Libreville, dans le cadre du Dialogue politique intensifié, la Coalition pour la nouvelle République (CNR), constituée autour de l’opposant, Jean Ping, estime qu’il y a source de contradiction et une forfaiture de la part de la Représentante de l’UE à Libreville, Rosario Bento Pais. C’est une «manipulation complice et déshonorante qui abuse la victime, c’est-à-dire le peuple gabonais».

La Représentante de la Délégation de l’Union européenne à Libreville, Rosario Bento Pais, est vertement critiquée par la Coalition pour la Nouvelle République, proche de Jean Ping, pour son dernier communiqué sur le dialogue politique intensifié. © D.R.

 

La Coalition pour la nouvelle République (CNR) s’est exprimée, le 10 janvier, sur les conclusions de la dernière rencontre constituant l’achèvement du cycle des débats ouverts au titre du Dialogue politique intensifié entre le Gabon et la Délégation de l’Union européenne (UE) à Libreville. Soulignant avoir pris connaissance du communiqué ayant sanctionné les travaux, en application des Accords de Cotonou, elle s’interroge sur sa conformité à l’esprit et à la lettre de la position de l’UE sur la crise électorale d’août 2016, au Gabon.

La CNR revient particulièrement sur le Rapport du 12 décembre 2016 de la Mission d’observation électorale de l’UE et sur les deux résolutions du Parlement européen du 2 février 2017 et du 14 septembre 2017. Elle souligne que «la référence à la résolution du 2 février 2017, qui ouvre la voie au Dialogue politique intensifié, sur la base de l’article 96 de l’Accord de Cotonou, montre l’écart entre les accommodements de la Représentante de l’Union européenne à Libreville et les dispositions pertinentes de l’article 96».

«Cet écart est une source de contradiction et constitue une forfaiture de la part de la Représentante de l’Union Européenne à Libreville», souligne la CNR qui déplore le fait que «l’approche et les actions de la Représentante de l’Union européenne à Libreville, se font dans une complaisance surprenante et au mépris des griefs constants dont le régime gabonais est coupable depuis plus de quatre ans, en s’abritant derrière d’inlassables manœuvres dilatoires, d’une part; en s’exonérant, avec une certaine inconséquence, du soutien à ce qui fait l’essentiel de l’Accord de Cotonou, d’autre part».

Au vu de ce qui précède, le CNR constate et condamne vivement le fait que «le communiqué de la Représentante de l’UE ne tire aucune conséquence pertinente du manque de progrès sur les questions majeures qui avaient constitué un point de blocage justifié du Dialogue politique intensifié entre le régime gabonais et le précédent Représentant de l’UE à Libreville».

Pour ce groupe formé autour du challenger d’Ali Bongo à la présidentielle de 2016, «les conclusions du communiqué qui ne reflètent ni l’esprit, ni la lettre de l’Accord de Cotonou, donnent au peuple gabonais une vision erronée de la position de l’Union européenne». «Ce communiqué se prête simplement à une manipulation complice et déshonorante qui abuse la victime, c’est-à-dire le peuple gabonais, au bénéfice du bourreau, rôle dans lequel excelle le régime gabonais depuis plus de quatre ans», poursuit la CNR qui fait également remarquer que le «communiqué ne comporte aucun acquis digne de ce nom, à verser au crédit de la Représentante de l’UE à Libreville, dans ses rapports à Bruxelles».

La CNR condamne l’orientation dont le communiqué de le Représentante de l’Union Européenne à Libreville rend compte, et considère qu’elle «remet gravement en cause, aux yeux du peuple gabonais, la crédibilité dont jouit l’UE, dans le contexte particulier de la crise post-électorale depuis août 2016».

«Par ses choix personnels, la Représentante de l’UE à Libreville trahit la volonté de l’Europe de promouvoir et de défendre la démocratie et les droits de l’homme», indique la Coalition qui précise que «dans tous les cas, ce communiqué n’entame en rien la détermination du peuple gabonais à défendre sa souveraineté et la démocratie, aussi longtemps que le régime feindra d’ignorer, comme c’est le cas dans ce communiqué, ce qu’il fait subir au peuple gabonais : emprisonnements et jugements expéditifs, impunité des crimes, corruption et intimidation des victimes en quête d’une justice légitime, violations cyniques et constantes des droits de l’homme… destruction insidieuse du Gabon».

 
GR
 

6 Commentaires

  1. SERGE MAKAYA dit :

    Ne vous attendez à rien de BON de l’Union Européenne et/ou de la France tout court. Le Gabon doit demeurer pour eux une colonie. Ils ne pourront JAMAIS se séparer de notre pays avec ses IMMENSES RICHESSES NATURELLES. Ils s’en foutent ÉPERDUMENT des Gabonais. Suivez cette vidéo (ci-dessous) et saisissez bien ce que dit cet économiste Camerounais concernant la monnaie de SINGE qu’est le Franc des Colonies d’Afrique (CFA).

    Vous allez bien comprendre, je l’espère, qu’on aura BEAU changer de Président, ça ne changera ABSOLUMENT RIEN. Je vous ai dit ICI maintes fois que notre véritable CANCER s’appelle LE QUAI D’ORSAY ou FRANCAFRIQUE (France à Fric).

    https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10221979246082481&id=1000178526&refid=18&ref=group_header&_ft_=qid.6916473804283056073%3Amf_story_key.2877143289210114%3Agroup_id.1747217508869370%3Atop_level_post_id.2877143289210114%3Atl_objid.2877143289210114%3Acontent_owner_id_new.100049905189201%3Aoriginal_content_id.10221979246082481%3Aoriginal_content_owner_id.1000178526%3Apage_id.1747217508869370%3Asrc.22%3Aphoto_id.10221979243442415%3Astory_location.6%3Aattached_story_attachment_style.video_inline%3Afilter.GroupStoriesByActivityEntQuery%3Atds_flgs.3%3Aott.AX_E-xVZfDOtxyCw%3Apage_insights.%7B%221747217508869370%22%3A%7B%22page_id%22%3A1747217508869370%2C%22page_id_type%22%3A%22group%22%2C%22actor_id%22%3A100049905189201%2C%22dm%22%3A%7B%22isShare%22%3A1%2C%22originalPostOwnerID%22%3A10221979246082481%7D%2C%22psn%22%3A%22EntGroupMallPostCreationStory%22%2C%22post_context%22%3A%7B%22object_fbtype%22%3A657%2C%22publish_time%22%3A1610346360%2C%22story_name%22%3A%22EntGroupMallPostCreationStory%22%2C%22story_fbid%22%3A%5B2877143289210114%5D%7D%2C%22role%22%3A1%2C%22sl%22%3A6%7D%7D&__tn__=%2As%2AsH-R

  2. SERGE MAKAYA dit :

    Quand vous écoutez ATTENTIVEMENT cette vidéo de 7 minutes et 38 secondes, TOUT EST DIT sur la MAIN MISE de ces pourritures de français sur nos RICHESSES qu’ils ne sont pas prêts de laisser. A Ntare Nzame !!!

    https://www.youtube.com/watch?v=KI1tgTBMDtg

  3. Serge Makaya dit :

    L’union Européenne montre ici qu’il n’en ont que FOUTRE de l’homme noir. Ces gens pètent sur le peuple gabonais. Nous sommes du CACA à leurs yeux. Mais pas notre sol et sous sol qu’ils exploitent comme ils veulent. Je ne cesserai de vous dire qu’on se trompe de CIBLE. Notre ennemi NUMÉRO 1 C’EST LE QUAI D’ORSAY OU FRANCAFRIQUE.

    Et même si les Bongo ou Valentin ne sont plus aux commandes de notre pays, ça ne changera rien tant qu’on ne mettra pas fin à l’hégémonie française e Afrique en général et au Gabon en particulier. CQFD.

  4. SERGE MAKAYA dit :

    Pourquoi il est TRÈS IMPORTANT de reconsidérer l’élection Présidentielle de 2016 ? Réponse : pour ne pas retomber dans le piège de la fraude électorale qui, de toutes les façons, aura lieu.

    Les français (ou Quai d’Orsay) ne laisseront JAMAIS le candidat du PEUPLE gagner une élection présidentielle en Afrique en général et donc au Gabon aussi. Au Burkina Faso, c’est la RÉVOLUTION qui a sauvée ce pays. Le Burkina Faso a, peut-être encore, l’influence du Quai d’Orsay, mais il n’a plus son valet ou marionnette. Voilà la différence.

    Si nous retournons à une présidentielle, nous allons ENCORE nous faire avoir par le Quai d’Orsay qui nous IMPOSERA par sa fraude son candidat ou VALET. Voila ce qu’il nous faut À TOUT PRIX EVITER.

    Quand je dis qu’il faut reconsidérer l’élection présidentielle de 2016, cela ne veut pas dire que j’ai un faible pour Mr Jean Ping, NON ! Mais notre liberté passera par la. Jean Ping doit prendre le pouvoir qu’il mérite, et avec lui, s’ouvrira une ère nouvelle pour le Gabon. Son passage doit surtout demeurer UNE TRANSITION DÉMOCRATIQUE NÉCESSAIRE.

    Si certains ont du MAL qu’il gère une transition TOUT SEUL, pourquoi lui associer le père Paul Mba Abessole à qui on a aussi volé une élection présidentielle ? Tous deux, anciens présidents élus dont les Bongo ont volés leurs victoires avec le soutien du Quai d’Orsay, pourront assurer DIGNEMENT cette TRANSITION DÉMOCRATIQUE.

    C’est la seule issue FAVORABLE pour éviter de nouveau le piège du Quai d’Orsay.

    • SERGE MAKAYA dit :

      Mettons pour trois ans MAXIMUM, à la tête du Gabon, les deux vainqueurs d’une élection présidentielle au Gabon, toujours VIVANTS, : le Père Paul Mba et Jean Ping. Qu’ils gèrent le Gabon pendant la période dite TRANSITION DÉMOCRATIQUE. C’est la seule ISSUE FAVORABLE pour éviter le piège de l’Union Européenne et la France.

      Qu’ils gèrent ENSEMBLE le pays pendant cette période de transition démocratique qui pourrait durer maximum trois ans. Trois ans pour nous permettre de faire un véritable toilettage de nos Institutions.

      Père Paul Mba Abessole et Jean Ping seront ainsi HONORES (car ils le méritent). Et croyez-moi, ils ne nous décevront pas durant cette période de transition.

      ÉVITONS LE PIÈGE DE L’ELECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2023. N’Y ALLONS SURTOUT PAS. TOUT EST DÉJÀ MANIGANCE PAS LA FRANCE. N’Y ALLEZ PAS SVP.

      LAISSONS LE PÈRE PAUL MBA ET JEAN PING ASSURER UNE TRANSITION DÉMOCRATIQUE SUR TROIS ANS. ET APRES ON POURRA FAIRE UNE VRAIE ELECTION PRÉSIDENTIELLE SANS FRAUDE. JE SUIS CONVAINCU QUE CELA PEUT MARCHER.

  5. Coraçon dit :

    Pas mal comme proposition, à étudier par le peuple

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