Sur demande des syndicats des retraités externes, le directoire de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a entretenu le 2 février, les leaders de l’UATC et de la Synaret, sur l’effectivité du versement des pensions du premier trimestre 2022 à compter du 5 février prochain et les modalités de participation des partenaires sociaux au comité de suivi des réformes à engager à la CNSS.

Le directoire de la CNSS échangeant avec les leaders de l’UATC et de la Synaret, sur les modalités de participation des partenaires sociaux au comité de suivi des réformes à engager à la CNSS. © Gabonreview

 

Le syndicat national des retraités du parapublique et du privé (Synaret) et l’Union des anciens travailleurs retraités de la CNSS (UATC) ont échangé le 2 février avec les membres du directoire de la Caisse nationale de sécurité sociale, dans le cadre de l’élargissement du dialogue social entre cette institution de prestation sociale et ses partenaires sociaux. A quelques jours de la date habituelle de versement trimestrielle des pensions retraites, il semblait utile et nécessaire pour ces deux parties de convenir de l’effectivité de cette opération, sujette aux interprétations diverses, du fait de la situation financière difficile de la CNSS.

«En tant que retraité, notre préoccupation première c’est la pension. Nous avons demandé au directeur général si le 5 février nos pensions seront virées à la banque, il nous a rassuré, sur le fait que ces pensions seront payées à partir de samedi, pour ceux qui ont des comptes bancaires. Nous saluons ici la bonne volonté du directeur général de vouloir négocier et discuter avec les syndicats », a déclaré le président du Synaret, Édouard Nguema.

Outre les discussions autour de ce qui peut paraître comme une épineuse question, à savoir le versement des pensions retraites à la date du 5 février prochain, les différentes parties ont examinées les modalités de la formalisation des rencontres périodiques ; la mise en place d’une commission permanente de concertation économique et sociale et la mise en place du comité de suivi des réformes à engager à la CNSS.  «La situation de la CNSS, nous préoccupe et nous sommes prêts à apporter notre expertise, dans le cadre de la restructuration de cette institution, qui est aussi la nôtre. Nous restons disponibles pour échanger sur des stratégies pour relancer la CNSS », a assuré le président du Synaret.

Entre problèmes structurels et tensions financières, la CNSS éprouve des difficultés à verser les pensions à temps. Une situation qui l’oblige à engager de profondes réformes. Inscrites dans un plan de restructuration en cours d’élaboration, ces réformes touchent, entre autres,  la gouvernance de l’institution ; la charge de fonctionnement ; la problématique du système d’information ; le cadre juridique ; la revalorisation du régime de pensions et élargissement de la protection sociale à l’ensemble des catégories des populations.

«Nous sommes engagés dans un vaste chantier de reformes pour permettre à la CNSS de continuer à fonctionner de façon optimale. Les syndicats des retraités ont souhaité être partie prenante de ces projets de réforme dans le cadre des comités de suivi. Nous sommes tombés d’accord à leur contribution à l’effort de réforme. Chaque représentant d’un syndicat sera associé aux travaux à raison de deux représentants par syndicat», a confirmé le directeur général de la CNSS, Patrick Ossi Okori.

Selon le directeur général de la CNSS, la reforme majeure est celle du régime de pension qui est largement déficitaire. Une étude actuarielle a été confiée au cabinet Finactu pour proposer des scénarii de reformes structurelles devant permettre à ce régime de retrouver ses grands équilibres financiers et de permettre de dégager des excédents nécessaires à la reconstitution des réserves pour les 40 et 50 prochaines années. La deuxième réforme porte sur le régime des travailleurs mobiles indépendants. L’autre réforme porte sur la mise en place de la retraite complémentaire par capitalisation. «Pour ces deux dernières reformes, des études actuarielles sont en cours, nous attendons les résultats pour être capable de discuter avec le gouvernement sur leur faisabilité et mise en place », a-t-il souligné.

Au terme des discussions, les deux parties se sont accordées sur l’organisation des rencontres dans le cadre du comité de suivi des réformes à la CNSS, tous les deux mois pour voir ensemble comment résoudre les problèmes de cette institution.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. dumontier dit :

    J’espère que la CNSS ne vas pas nous refaire le coup de nous régler nos pensions au bout de 23 mois, je ne comprends pas pourquoi ali bongo ne s’occupe pas de ce problème du temps de son père Omar Bongo cela ne se serait produit car lui il respectais les retraités, vous gabonrewiem donnait nous des nouvelles rapidement, merci d’avance

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