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Accusés par l’hebdomadaire Bazooka d’avoir «profité de l’argent issu des détournements des fonds publics de la clique à BLA (Brice Laccruche Alihanga – ndlr)», Gabon Media Time et GabonReview ont choisi de porter plainte… au tribunal et à la Haute autorité de la communication (Hac).

En médaillon, la Une de l’hebdomadaire Bazooka du 29 juillet 2022. © Montage Gabonreview

 

Le 30 juillet dernier, une «Requête aux fins de dénonciation d’acte d’atteinte à la notoriété ou à la réputation» a été introduite auprès du président de la Haute autorité de la communication (HAC). Le même jour, une «Plainte avec constitution de partie civile contre le journal Bazooka en présence de son rédacteur en chef Olivier Konaté Nkombé» a été portée auprès du Doyen des juges d’instruction près le tribunal judiciaire de Libreville.

À la demande de deux quotidiens en ligne, GabonReview et Gabon Media Time, ces démarches ont été entreprises par Me Anges Kevin Nzigou. Les requêtes de l’avocat relèvent une «intention manifeste de porter atteinte à l’honneur et à la considération de GabonReview et Gabon Media Time. Ce qui est constitutif de diffamation, infraction prévue et punie par les dispositions des articles 284 et suivant du code pénal gabonais». Conseil par ailleurs de Ike Ngouoni, l’avocat souligne qu’«au regard du préjudice occasionné, mes clients se constituent partie civile et vous prient de bien vouloir engager les investigations nécessaires pour établir les responsabilités et opérer les réparations qui s’imposent.»

Distorsion des faits

Il se trouve que le 29 juillet dernier, les portraits de Télesphore Obame Ngomo (Le Verbe de Ngomo et Le Débat de Missélé Eba’a), Steve Roméo Makanga (Kongossa News), François Ndjimbi (Gabonreview), Désiré Ename (Échos du Nord), Alphonse Ongouo (La Loupe, L’Aube et Moutouki), Guy Pierre Biteghe (Le Mbandja) et Harold Leka (Gabon Media Time) ont été caricaturés en première page de Bazooka. Dessinés aux prises avec un important butin, le journal indique que ces directeurs de médias auraient «profité de l’argent issu des détournements des fonds publics de la clique à BLA».

S’il est de notoriété publique que Bazooka est financé par l’argent public logé à la présidence de la République pour insulter l’opposition, les écrivaillons du lance-roquettes prétendent cependant au sujet des journalistes brocardés (en page 8) qu’«on les payait avec l’argent de l’Etat pour mieux noircir Ali Bongo Ondimba et ses proches». Et le soi-disant «journal satirique indépendant» d’enfoncer le clou de la fourberie en affirmant qu’«Ike a bien dit que son département donnait mensuellement de l’argent à des publications de la place, entre autres : ‘’Gabonmediatime, L’Aube, Gabonreview, Le Mbandja, Echos du Nord…’’».

Or, dans les faits – tous ceux qui ont assisté au procès en témoigneront – Gabon Media Time et Gabonreview n’ont jamais été nommément cités au tribunal par Ike Ngouoni. De même, dans le plumitif tenu par le greffier, sur lequel sont notés les diverses phases et déclarations de l’audience du 26 juillet dernier, cette liste de journaux n’existe pas. Poussant les méthodes de la calomnie à l’extrême, les tirailleurs masqués du Bazooka ont pris le soin de placer leur liste de prétendus corrompus entre guillemets, comme d’usage pour une vraie citation. Les donneurs de leçons, distributeurs de bons et mauvais points tapis à l’ombre du palais présidentiel distordent régulièrement ainsi les faits pour tromper l’opinion et clouer au pilori des confrères non-alignés.

La symétrie de leurs propres turpitudes

Ils vivent dans la fange et les immondices et rêvent de voir les médias indépendants manger des pissenlits par les racines. Gratte-papiers, maîtres de l’injure et du commentaire abject, journalistes satiriques arides d’humour, ils se servent de leur journal comme les bandits à la petite semaine (les bangando dans le jargon local) se servent de leurs poignards. Ils animent des journaux à très faible tirage, gouffres à sous ne rapportant que des broutilles ou des sites d’information à l’audience infinitésimale mais ils travaillent à la mort de ceux de leurs confrères ayant un vrai modèle économique, certes non pérenne. Leurs médias sont, à perte, sous perfusion financière permanente de la présidence de la République mais ils s’attellent à indexer ceux qui ne sont pas logés à leur enseigne. Si la plupart des médias indexés dans leurs élucubrations se contrefichent royalement du train de vie et de l’enrichissement fulgurant de leurs souteneurs et encadreurs, depuis un petit moment ils s’acharnent transposer, sur les médias ayant une liberté de ton, la symétrie de leurs propres turpitudes financières.

Ces plaintes ne sont que les premières chiquenaudes d’une ribambelle d’autres actions à venir. Si Gabonreview ne travaillera jamais à la distorsion des faits aux fins de tromper l’opinion, ceux qui s’y adonnent au détriment de leurs confrères n’ont qu’à bien se tenir. Des enquêtes, nous savons mener, des situations masquées nous savons débusquer et l’anathème nous savons, nous aussi, très bien manier. Nous allons frapper, et très fort ! Inch Allah !

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Paul Mikouma dit :

    Bravo à http://www.gabonreview.com et http://www.gabonmediatime.com.

    Il conviendrait de commencer à informer l’opinion sur les identités réelles des nombreux médias en ligne du Gabon, notamment les Directeurs de publication, les noms des journalistes qui insultent les gens à longueur de journée.

    La presidence de la République est devenu l’éditeur premier de Fakenews.

  2. moundounga dit :

    Bjr. Lisez le 6eme paragraphe même la poubelle de MINDOUBE est propre. Sacré nom de dieu le gout de lire et la sagesse de comprendre le coup de gueule !!!. Celui qui n’as pas compris là. Amen.

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