Auditionnée le 13 octobre par la commission des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Défense, la ministre Marie-Édith Tassyla Ye-Doumbéneny a défendu six projets de textes soumis à ratification. La coopération sécuritaire et la protection des mangroves figurent parmi les enjeux présentés.

Un moment de l’audition au Sénat. © Communication Sénat

 

Le Parlement poursuit l’examen des engagements internationaux du Gabon. La ministre des Affaires étrangères, Marie-Édith Tassyla Ye-Doumbéneny, a été auditionnée mardi au siège provisoire du Sénat par la commission des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Défense. Au total, six projets de textes de loi ont été présentés aux sénateurs, qui doivent désormais en examiner le fond.

Parmi les dossiers évoqués figure un accord de coopération entre le Gabon et la Serbie dans le domaine de la défense. Ce partenariat vise à renforcer les capacités des deux pays face aux défis sécuritaires communs. La coopération pourrait notamment porter sur les échanges opérationnels, la logistique et la formation, dans un contexte marqué par les préoccupations relatives à la criminalité transfrontalière.

La diplomatie environnementale en ligne de mire

Autre dossier mis en avant : l’adhésion du Gabon au Centre international des mangroves. Pour le pays, dont les écosystèmes côtiers constituent un patrimoine naturel stratégique, cette démarche représente une possibilité de renforcer les échanges scientifiques et les mécanismes de protection environnementale.

Les mangroves jouent un rôle important dans la protection des littoraux contre l’érosion, la préservation des zones de pêche et le maintien des habitats naturels. Elles contribuent également à la régulation des écosystèmes côtiers, particulièrement exposés aux effets du changement climatique.

À travers ces textes, le gouvernement entend consolider une diplomatie articulant sécurité, environnement et diversification des partenariats. La ratification parlementaire demeure toutefois une étape déterminante : les sénateurs doivent apprécier la portée des engagements proposés avant leur adoption définitive.

Au-delà de la signature des accords, l’enjeu sera leur mise en œuvre effective, tant sur le plan de la coopération sécuritaire que de la mobilisation des moyens nécessaires à la préservation des écosystèmes.

 
GR
 

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