Les artistes gabonais ont pris la résolution d’unir leurs forces au sein du Collectif des acteurs des arts et du spectacle au Gabon (CAASG). Présentée officiellement le 30 octobre, la structure entend œuvrer pour conférer un statut légal à l’artiste gabonais et lutter pour les droits d’auteurs.

Le bureau de coordination générale du CAASG lors de la présentation officielle de la structure, le 30 octobre 2020.© Gabonreview

 

Après avoir évolué en rangs dispersés pendant plusieurs années, les artistes gabonais ont décidé de s’unir au sein du Collectif des acteurs des arts et du spectacle au Gabon (CAASG), afin de défendre leurs intérêts.

Cette structure créée il y a quelques semaines, a marqué sa sortie officielle le 30 octobre à Libreville. La naissance du CAASG répond à «l’impérieuse nécessité de fédérer tous les artistes gabonais autour d’un idéel commun, afin qu’ils défendent valablement leurs intérêts, participer à la vie socio-économique du pays et vivre de leur art, comme tous les autres corps de métiers», a expliqué le coordinateur général du Collectif Melchy Obiang.

Certaines artistes membres du CAASG.© Gabonreview

L’objectif du CAASG est d’être une force de travail et de propositions concrètes pour accompagner le ministère de la Culture, dans la mise en œuvre d’une véritable politique culturelle au Gabon. «Notre pays est indivisible, et quels que soient ses manquements sur le pan artistique et culturel, nous avons la responsabilité de nous organiser pour aider les autorités à réparer les erreurs et bâtir un secteur structuré, serin et promoteur. Tel dans un orchestre, chacun doit jouer sa partition pour un résultat d’ensemble profitable à tous», a-t-il poursuivi.

Dans sa démarche, le CASSG souhaite donner un autre visage à l’artiste gabonais. Autrement dit, «le CAASG veut développer en chaque artiste et acteur culturel gabonais, un nouvel état d’être et nouvel état d’art», a insisté Melchy Obiang.  Dans cette perspective, le CAASG veut travailler pour conférer un statut légal à l’artiste gabonais. Cela passe par l’établissement de la carte d’artiste et d’autres avantages que confère le métier d’artiste. «Le temps est venu ou l’artiste doit être respecté et reconnu. Il est temps que la culture et l’art cessent d’être les parents pauvres d’un environnement économique qu’ils peuvent fortement contribuer à booster, si et seulement si l’investissement y est consenti», a martelé Arnold Djoud.

Le CAAES entend également oeuvrer pour les droits d’auteurs qui permettaient aux artistes de récolter les fruits de l’utilisation de leurs œuvres par la société. Au titre des démarches administratives entamées, le CAASG a affirmé avoir introduit une requête auprès du ministre de la Culture pour la mise en place d’un commission de travail chargée de revisiter le texte sur le statut l’artiste gabonais.

Pour marquer leur détermination à relever les défis qu’ils se sont fixés, les membres du CAASG ont produit un morceau de musique, assorti d’un clip, dédié à cette opération. Intitulé «Quelque chose se passe», le morceau est le condensé de revendications des artistes et un appel au gouvernement pour une solution urgente.

 
GR
 

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