À Oyem, l’ancien gouvernorat du Woleu-Ntem s’apprête à changer de vocation : accueillir la Maison des Savoirs et de l’Innovation. Soutenu par la Première dame, Zita Oligui Nguema, ce projet entend donner à la jeunesse gabonaise les moyens d’apprendre, de créer et d’entreprendre, en faisant des sciences et du numérique des outils d’autonomie.

La Première Dame, Zita Oligui Nguema (2è au premier plan à partir de la droite) visitant l’ancien Gouvernorat du Woleu-Ntem, le 26 septembre 2026. © D.R.

 

Après cinq jours consacrés à la promotion de l’entrepreneuriat féminin et à l’autonomisation économique des femmes, la Première dame, Zita Oligui Nguema, a visité, le 26 septembre 2026 à Oyem, le chantier de la Maison des Savoirs et de l’Innovation. Présenté comme une infrastructure pilote, ce centre vise à offrir aux enfants, aux jeunes et aux adultes un espace permanent de formation et de création.

Quelques moments de la visite. © D.R.

À l’origine de cette initiative, un programme d’initiation de jeunes d’Oyem à la robotique et au codage, soutenu dès ses débuts par la Première dame, notamment à travers la remise d’ordinateurs aux premiers bénéficiaires. L’ambition s’est depuis élargie à un centre associant sciences, numérique, robotique, langues, créativité et entrepreneuriat. Un laboratoire de fabrication, ou « Fab Lab », doit également permettre de passer des apprentissages à la réalisation de prototypes et de solutions adaptées aux besoins locaux.

Pour accueillir cette structure, l’ancien gouvernorat du Woleu-Ntem, jusque-là désaffecté, a été mis à disposition du projet. Sa réhabilitation bénéficie notamment du soutien d’Assala Gabon et de JETA Groupe, qui financent la première phase des travaux. La mairie d’Oyem, maître d’ouvrage, assure la coordination avec les différents partenaires techniques, financiers et pédagogiques.

La visite du 26 septembre marque une étape de préparation à l’ouverture, et non une inauguration. Elle a permis de présenter l’avancement des travaux et de mobiliser de nouveaux partenaires pour l’équipement du centre, la conception des programmes et la formation des futurs encadrants. Le démarrage des activités est annoncé de manière progressive à partir de la mi-octobre.

Au-delà d’Oyem, ce projet pilote doit permettre d’éprouver un modèle : donner une seconde vie à un bâtiment existant pour en faire un lieu de formation et d’innovation. L’expérience pourrait ensuite être adaptée dans d’autres provinces du Gabon, en fonction de leurs réalités et de leurs potentialités.

 
GR
 

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