La Note de conjoncture sectorielle récemment publiée par le ministère de l’Economie et des Finances, abordant le secteur du raffinage, de l’électricité, de l’eau et des BTP (Bâtiments et travaux publics), relève une dynamique marquée par des performances contrastées. Au deuxième trimestre 2025, ces activités essentielles sont restées en berne. En glissement trimestriel, l’indice composite a reculé de 8,8%, freiné par les BTP, la production d’eau potable et le raffinage, avec la production d’électricité affectée dans une moindre mesure.

Au 2e trimestre 2025, l’indice de production d’eau a chuté de -34,8%, malgré les travaux de maintenance destinés à améliorer le réseau de distribution. © D.R.

 

Récemment publiée par le ministère de l’Economie et des Finances, la Note de conjoncture sectorielle du deuxième trimestre 2025, analyse les performances des secteurs du raffinage, de l’électricité, de l’eau et des Bâtiments et travaux publics (BTP). Elle indique que sur le cumul des six premiers mois, l’activité a conservé le même rythme de croissance négatif, à -11,29%, toujours tirée vers le bas par les trois segments (les BTP, la production d’eau potable et le raffinage), malgré des signaux partiels de stabilisation dans certains sous-secteurs.

Le raffinage et l’électricité présentent en effet des trajectoires divergentes. Pour le raffinage, l’indice de production de carburant s’est retourné de +3,7% en glissement trimestriel, mais la production demeure pénalisée par un approvisionnement faible lié à des retards de paiement des fournisseurs. Sur le semestre, souligne la Note, la baisse atteint -10,7%.

À l’inverse, l’électricité affiche un léger repli trimestriel de -1,1% due à une demande basse tension moindre après les épisodes de fortes chaleurs, mais progresse fortement sur le semestre, +27,3%, porté par l’arrivée d’un nouvel opérateur, Karpowership.

La tendance de l’eau reste, quant à elle, fortement affectée. Sur la période, l’indice de production d’eau a chuté de -34,8%, malgré les travaux de maintenance destinés à améliorer le réseau de distribution. Dans le même temps, l’étude ajoute que le déficit pluviométrique persistant freine durablement la production. Sur le semestre, la baisse est plus contenue mais demeure marquée, à -20,4%.

En ce qui concerne le secteur du BTP, il poursuit une dynamique de retournement mesuré, avec un chiffre d’affaires en hausse, au deuxième trimestre 2025, en glissement trimestriel de +14,8%, mais qui s’accompagne d’un gain de 32,3 points de croissance sur la période. Ce qui reflète la poursuite des chantiers engagés (voiries urbaines, adduction en eau potable, route nationale, construction de la cité administrative, etc.) et le démarrage des études pour d’autres projets.

En conclusion, les quatre secteurs poursuivent des trajectoires hétérogènes, mais convergent vers une stabilisation partielle, conditionnée par la solvabilité des acteurs et par les investissements publics soutenus.

 
GR
 

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