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Les populations du Grand Libreville et même du reste du pays, où se réalisent les travaux du Piaepal n’ont toujours pas cerné la nécessité de laisser ouvertes les tranchées creusées pour la pose des conduites d’eau. Ce, d’autant plus qu’elles gênent fortement la circulation. Sur le terrain, le 22 septembre, le ministre d’État à l’Énergie et aux Ressources hydrauliques, Alain-Claude Bilie-By-Nze, et les techniciens commis à la tâche ont expliqué les tenants et les aboutissants de la démarche. Pendant ce temps, les excavations se referment déjà dans certains quartiers. 

Une route dans le quartier Razel, à Owendo, refermée après la pose des canalisations d’eau. © Gabonreview

 

© Gabonreview

Les travaux du Programme intégré pour l’alimentation en eau potable et l’assainissement de Libreville (Piaepal) visant à augmenter les capacités de production, de transport et de distribution d’eau potable dans le Grand Libreville ont entraîné d’énormes désagréments, notamment avec les tranchées ouvertes sur les voiries. Si elles ont prennent du temps avant d’être définitivement refermées, c’est qu’il y a des procédures à satisfaire. Depuis quelques jours, tout rentre dans l’ordre dans certains quartiers.

Les chantiers du Piaepal dans le Grand Libreville suivent, en effet, leurs délais contractuels et avancent à grands pas. En visite à Razel et à Glass, le ministre responsable de l’Énergie et des Ressources hydrauliques a pu se rendre compte du fait que les excavations ont commencé à être refermées. On assiste ainsi à un retour à la normale en ce qui concerne la circulation dans les zones déjà réfectionnées, à l’identique. Ce qui a valu quelques explications du chef de ce département.

Si pour arriver à la fermeture de ces travées, il a fallu recourir à l’avis de non-objection de la Banque africaine de développement (BAD), partenaire de l’État, Alain-Claude Bilie-By-Nze indique qu’on ne peut pas refermer les canalisations aussitôt qu’on les a creusées. «Parce qu’il faut, au préalable, faire des tests de pressions sur les nouvelles canalisations». «Il faut ensuite les désinfecter selon les méthodes arrêtées par l’OMS et la SEEG et ensuite faire des reprises de branchements. Ce n’est qu’après cela qu’on peut refermer», a-t-il dit, justifiant le fait que cette opération prenne du temps.

Bilie-By-Nze sollicite, à nouveau, l’indulgence de la population : «C’est un mal pour un bien, mais on va essayer d’aller le plus rapidement possible pour réhabiliter, une fois qu’on a fait tous les tests de pression».

Le Coordonnateur du Piaepal, Gervais Nguema Mba, corrobore les propos du membre du gouvernement et souligne que, «si on n’a pas définitivement fermé les travées, c’était pour attendre les essais de pression, le rinçage des canalisations, le raccordement au réseau existant et la reprise des anciens branchements sur la nouvelle canalisation». En clair, les routes dégradées par ces travaux, qui devraient impacter 300 000 habitants supplémentaires, seront réfectionnées à l’identique.

À Razel, Glass et Cité-de-la-Caisse, les résultats sont déjà palpables : les voiries ont entièrement été réfectionnées après les travaux de renouvellement, de renforcement et d’extension du réseau de distribution d’eau de Libreville.

 

 
GR
 

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