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Le Syndicat national des professionnels des Eaux et Forêts (Synapef) ne désarme pas et dénonce le musèlement de l’action syndical par le ministre de la Forêt. Encore plus depuis l’interpellation de son leader, le 7 juillet, soupçonné de corruption. En grève générale illimitée depuis le 16 juin, le syndicat réclame toujours la démission de Lee White.

Le Synapef ne désarme pas contre Lee White (photo), accusé d’entretenir «un climat malsain et chaotique» au sein du ministère de la Forêt. © D.R.

 

Les explications du ministre de la Forêt au sujet de l’interpellation de Didier Atome Bibang n’ont pas convaincu le Syndicat national des professionnels des Eaux et Forêts (Synapef). Le 8 juillet, le syndicat, dont Didier Atome Bibang est le président, a plutôt dénoncé «le virage incontrôlé» pris par le ministre Lee White par la persécution de ses membres.

«Le crime de Didier Atome Bibang aujourd’hui est d’avoir le courage de servir à sa manière son pays en défendant les intérêts du personnel des Eaux et Forêts, en vue de leur exercice professionnel dans les conditions idoines», a regretté le Synapef. Soupçonné de corruption, le leader syndical est gardé à vue depuis le 7 juillet dans les locaux de la Police judiciaire (PJ) à Libreville.

«La garde à vue de Didier Atome Bibang n’a aucun lien avec l’exercice régulier de ses activités syndicales. Elle relève plutôt des procédures prévues par les textes en vigueur en matière de droit commun», a justifié Lee White, 24 heures après l’interpellation du syndicaliste. Non convaincu par les propos du ministre, le Synapef a en rajouté une couche sur ce dernier, affirmant qu’il entretient «un climat malsain et chaotique à terme, au sein du ministère (…) sur fond de désinformation rituelle et intimidations multiformes».

«Il revient en effet de s’interroger sur les véritables desseins du ministre lorsqu’il opte pour des techniques de persécution contre le président du Synapef, au moment où le ministre de l’Economie vient de montrer la voie d’une solution pratique à la revendication des personnels portant sur la prime sectorielle», a insisté le Synapef. En plus de la prime sectorielle, le Synapef, en grève générale illimitée depuis le 16 juin, réclame la suspension de leurs fonctions de hauts responsables «illégaux» du ministère, ainsi que la démission de Lee White.

 
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1 Commentaire

  1. Serge Makaya dit :

    C’est un pygmée qu’il faut à ce ministère. Pas un Tarzan. A Ntare Nzame !!

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