HABANA

Ancien capitaine de l’équipe nationale de football du Gabon, les Panthères, Paul Ulrich Kessany est désormais en course pour présider aux destinées de la ligue de football de l’Estuaire. Il s’est exprimé ce 4 juin pour attirer l’attention de l’opinion sur les violations du principe de légalité, consécutive à la convocation du collège électoral aux fins d’élire le président du Comité exécutif (Comex) de la ligue de football de l’Estuaire (LFE).

Paul Kessany, ancien capitaine des Panthères du Gabon, candidat à la présidence de la ligue de football de l’Estuaire, le 4 juin 2021. © Gabonreview

 

Avant l’élection du nouveau président de la ligue de football de l’Estuaire qui devrait avoir lieu le 26 juin, en principe, l’un des candidats, l’ancien international gabonais, Paul Ulrich Kessany, a tenu à dénoncer les travers qui entachent déjà ce scrutin. Lors d’un point presse, ce 4 juin, à Libreville, il fait savoir que les organes décideurs de ce processus violent les principes applicables en matière électoral.

Partant du fait que «le football est à la croisée des chemins, à la lisière entre un délitement qui pourrait être inexorable, et l’éclosion d’un véritable écosystème attractif, performant et économiquement viable», l’ancien sociétaire de Manga sport, du FC 105 ou encore de l’Hapoël Ramat Gan en Israël rappelle que «notre pays dispose désormais d’une nouvelle loi d’orientation du sport, et que les récentes «Assises du championnat professionnel», voulues par les plus hautes autorités, posent assurément les jalons d’une future organisation professionnelle».

L’ancien international dénonce «des faits assez graves et préjudiciables qui pourraient obérer tous les efforts consentis par les plus hautes autorités, ainsi que par tous les acteurs du football amateur, et impacter de facto, nos performances à venir dans les grandes compétitions internationales». C’est dans ce sens qu’il a animé ce point de presse pour «déplorer avec fermeté la violation flagrante du principe de légalité que la production de cette convocation élective engendre, conformément aux exigences des instances du football international en général, et national en particulier».

Il relève que l’élection du Comex avant la fin du mandat du bureau sortant, élu le 29 juillet 2017, n’est pas orthodoxe. Le Comex a mis en place une commission électorale, en se basant sur le Code électoral de la LFE, alors que cela relève du Congrès. D’autre part, l’ancien footballeur note que le Comex a mis en place un calendrier électoral qui n’est pas conforme aux statuts de la LFE, en vigueur. Il s’appuie sur l’article 35.1 de la LFE qui indique que «les dossiers de candidatures doivent être envoyés au Secrétariat général de la LFE au moins 10 jours avant la date du scrutin».

Faisant remarquer que les préceptes reçus du football reposent sur le fair-play, l’intégrité, le respect de l’autre et des règles, il assure s’être toujours impliqué pour l’égalité et les droits des joueurs. «Je ne pouvais donc pas rester silencieux en tant que candidat à cette élection de la LFE face à tant d’irrégularités. Ma seule ambition pour cette élection est que celle-ci soit pour moi, comme pour tous les autres candidats, une consultation juste, transparente et crédible», a-t-il dit, ajoutant que «nos plus hautes autorités ont récemment fixé le cap, émis une nouvelle vision à travers des propositions fortes et audacieuses. Cette nouvelle dynamique ne saurait être obérée aussi ostensiblement par la mise à l’écart pure et simple des textes, et de pratiques déloyales».

 
GR
 

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