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L’élection de Richard-Désiré Mamouaka Mombo du Parti démocratique gabonais (PDG) est remise en cause par Serge Maurice Mabiala du Rassemblement héritage et modernité (RHM) qui estime que le scrutin a été entaché d’irrégularités. Il évoque notamment, des procurations, ayant profité au candidat PDG, qui auraient été faites au mépris des règles en la matière.

Serge Maurice Mbaiala, député-conseiller municipal RHM à Mouila. © D.R.

 

«Il est porté à la connaissance des Molviloises et des Molvilois, que des incidents malheureux ont éclaté au cours de la dernière session extraordinaire convoquée à l’effet d’élire le nouveau Maire et Président du conseil municipal de Mouila», a informé le 16 mai, Serge Maurice Mbaiala.

Député et Conseiller municipal de la commune de Mouila du Rassemblement héritage et modernité (RHM), il remet en cause l’élection de Richard-Désiré Mamouaka Mombo du Parti démocratique gabonais (PDG). Selon lui, la session a été retardée à cause de l’absence des conseillers PDG qui, au lieu de se présenter malgré le temps supplémentaire accordé par le gouverneur, ont préféré envoyer des procurations en se cantonnant à Ndendé, le temps de l’élection.

Seulement affirme-t-il, ces procurations violent l’esprit de la loi n°07/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques dont l’article 99 prescrit entre autres «peuvent exercer, sur leur demande, leur droit de vote par procuration (…) les électeurs que des obligations dûment constatées retiennent éloignées de la circonscription sur la liste électorale de laquelle ils sont inscrits».

Selon lui, ces prescriptions ne répondaient pas aux conditions de fond et de forme. D’où l’opposition du président de séance et du candidat PDG au constat de l’authenticité formelle des procurations. «Notre demande était d’autant plus soutenue qu’il était de notoriété publique que les conseillers Daniel Lelet Lebongo et Rigobert Tsamba, respectivement maire intérimaire PDG et conseiller PDG de la commune étaient bel et bien présents le samedi 14 mars sur Mouila à l’entame de la séance», a-t-il déclaré.

«Rien de tout ce que la loi prescrit ne fut respecté»

«Nous savions en effet que ces derniers, casernés et reclus dans la commune voisine de Ndendé, étaient l’objet de pressions afin qu’ils ne participent pas au vote en raison du « risque de solidarité ethnique », le candidat RHM  Julien MIKOLO étant de l’ethnie Nzebi comme eux», a ajouté Serge Maurice Mabiala selon qui, rien de tout ce que la loi prescrit n’a été respecté. Mieux, relate-t-il, le procès-verbal sanctionnant cette élection n’a pas été aussitôt remis aux autorités. Ce qui aurait laissé une très large marge de manœuvre au bureau qui, à en croire son propos, soutenait le candidat PDG. «A notre entendement, le scrutin du samedi 14 mai 2022 destiné à élire le maire et le président du Conseil municipal de Mouila n’est qu’une grossière chienlit qui n’honore pas la démocratie particulièrement chahutée dans notre pays», a-t-il dit.

Rejetant les résultats, le groupe des conseillers RHM opposé au PDG, réclame la conformité légale, la transparence et le respect des principes gouvernant les élections. «Les conseillers RHM ont donc fait appel à Mme le gouverneur et recouru à leur autorité afin d’exercer, dans la règle et la neutralité républicaine, le contrôle de la légalité de ce scrutin», a informé Serge Maurice Mbaiala.

 

 

 
GR
 

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