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À moins d’une année de l’élection présidentielle de 2023 à laquelle il ne fait plus de doute qu’il sera candidat, le président de la République semble déjà prévoir que sa potentielle réélection sera émaillée de nouvelles violences comme cela a été le cas sept ans plus tôt. Sinon, qu’est-ce qui expliquerait la commande par la Garde républicaine (GR) de 4 véhicules blindés supplémentaires en France, censés être livrés à Libreville début 2023 ? Des proches du palais présidentiels condamnent un procès d’intentions.

Des éléments de la Garde républicaine dans des véhicules blindés identiques à ceux commandés. © D.R.

 

La Garde républicaine du Gabon aurait commandé, il y a quelque temps, quatre véhicules blindés AML90 à la société française Sofema, révèle ce lundi 3 octobre Africa Intelligence. Nos confrères indiquent cependant que cette commande ne sera pas livrée comme prévu en début 2023. Soupçonnant Libreville de préparer de nouvelles répressions à l’image de celles ayant suivi la présidentielle de 2016, les autorités françaises ont suspendu l’exportation de véhicules blindés.

Selon nos confrères, c’est le veto de la Commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG) qui a rendu impossible la livraison. Un veto motivé par la pression exercée par les conseillers de la Direction Afrique et Océan indien (DAO) du Quai d’Orsay (ministère français des Affaires étrangères) qui a notamment conduit à la suspension de licence d’export par la Direction générale de l’armement (DGA) à Sofema, spécialiste du matériel militaire reconditionné.

Procès d’intention ?

«Le sujet pourrait néanmoins être rediscuté à l’occasion de la visite de la ministre de la Défense gabonaise, Félicité Ongouori Ngoubili, à Paris, mi-octobre», prévient Africa Intelligence. Le membre du gouvernement gabonais devra donc convaincre les autorités françaises que ces blindés ne seront pas utilisés à des fins répressives, y compris à la suite de la présidentielle prévue l’année prochaine.

Réputé proche du palais présidentiel, le site LaLibreville.com, qui ne nie pas la commande passée à Sofema, prétend relayer le sentiment de « plusieurs voix » qui évoqueraient « en off »  «un procès d’intention grotesque» attenté aux autorités gabonaises. Certains jugeraient «anachronique» la décision de la CIEEMG qu’ils disent «appuyées sur des arguments spécieux», sous prétexte que «la sécurité et le maintien de l’ordre intérieurs sont un attribut de tout État indépendant».

 
GR
 

4 Commentaires

  1. CYR Moundounga dit :

    Bjr. « Morceau au choix: À moins d’une année de l’élection présidentielle de 2023 à laquelle il ne fait plus de doute qu’il sera candidat ». Vous qui avez cette certitude, donnez nous la bonne doc ou bien c’est juste des spéculations. Amen.

    • ULIS dit :

      Il ne sera pas candidat. Peut-être même qu’il n’y aura p)as d’élection, mais plutôt un pseudo coup d’état pour propulser la marionnette de la Françafrique : certainement le fils adoptif d’Ali Bongo et de Sylvia Valentin : Nourredine.

  2. ISABELLE dit :

    On a plutôt besoin d’engins pour notre agriculture.
    Qu’est-ce qu’on a à faire avec des blindés ?

  3. matho dit :

    Tchouoooo, en plus de tout ce qu’on a vu le 17 Août?!

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