Énergie : la CEMAC prépare un système d’information commun
Réunis à Libreville, les experts de la CEMAC examinent les mécanismes de mise en place des systèmes d’information énergétique nationaux et communautaires. L’objectif est d’harmoniser les données, d’améliorer la planification énergétique et de soutenir les décisions publiques dans la sous-région.

Les officiels à l’ouverture. © GabonReview
Réunis lundi 21 septembre 2026 à Libreville, les experts de six États de la CEMAC ont ouvert les travaux préparatoires à la réunion ministérielle du 25 septembre consacrée aux Systèmes d’information énergétique nationaux (SIEN) et au futur système communautaire (SIE-CEMAC). Appuyée par la Commission africaine de l’énergie (AFREC), elle vise un dispositif énergétique commun. Les pays produisent des données sur l’électricité, les hydrocarbures, les prix et la consommation. Mais leur dispersion entre administrations et opérateurs et leurs méthodes différentes limitent leur comparaison et leur usage dans la décision publique.
Pour Nicolas Beyeme Nguema, commissaire de la CEMAC, « une politique énergétique ne peut pas être pilotée avec des informations incomplètes ou tardives ». Le futur système devra organiser les échanges entre les dispositifs nationaux, la Commission de la CEMAC et le système continental, sans se substituer aux États, responsables de leurs données. L’objectif est de disposer d’informations comparables pour enfin décider.
Un outil pour planifier et financer l’énergie

Vue des participants et photo de famille, le 21 septembre 2026. © GabonReview
La qualité des statistiques conditionne la prévision de la demande, la programmation des réseaux, le suivi des coûts et l’évaluation des investissements. Elle éclaire les déficits et les besoins futurs. Le secrétaire général du ministère gabonais de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, Léandre E. Bouloubou, a souligné le lien entre énergie, croissance et bien-être social. Des données fiables permettent, selon lui, d’éviter les erreurs de diagnostic, de budget et de réalisation des infrastructures.
Du 21 au 23 septembre, les experts examineront les diagnostics par pays, le projet de règlement communautaire sur la collecte, la validation, la conservation et la diffusion des données, ainsi que la feuille de route régionale. Ils préciseront aussi les responsabilités, budgets, échéances, sécurité numérique et besoins de formation. Les ministres seront appelés à valider des engagements de financement. La déclaration commune et la feuille de route seront ensuite transmises au Conseil des ministres de l’UEAC.
















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