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Réunis au sein du Collectif des défenseurs des intérêts de l’Enseignement privé protestant (Codiep), les enseignants de cet ordre d’enseignement sont en grève depuis le 13 juillet dernier. Plus que jamais, ils veulent que les responsables de l’Eglise évangélique du Gabon se tiennent loin de la gestion des établissements scolaires.

Une banderole synthétisant les points de revendication du Codiep. © D.R.

 

« L’Enseignement privé protestant (EPP) au Gabon n’est plus que l’ombre de lui-même« . C’est ce que laissent entendre les enseignants de cet ordre d’enseignement, réunis au sein du Collectif des défenseurs des intérêts de l’Enseignement privé protestant (Codiep). Depuis le 13 juillet, ils ont lancé un mouvement de grève pour s’insurger contre «la situation d’agonie» qui perdure et faire entendre raison aux plus hautes autorités de leur institution, l’Église évangélique du Gabon (EEG), à qui ils ont d’ailleurs remis il y a environ 5 mois un mémorandum sur leurs revendications.

Entre l’autoritarisme du directeur général de l’EPP, gestion financière opaque, mauvaise gestion des ressources humaines, gel des avantages des responsables administratifs, cadre de travail obsolète, les enseignants qui accusent l’EEG de pilotage à vue estiment que la gestion des établissement devrait strictement relever des spécialistes de l’Education et nom du «Corps du Christ». Particulièrement les différents présidents de l’EEG, d’autant plus que les textes ne l’autoriseraient pas. «C’est un constat général, les présidents d’églises ont pris l’habitude de s’impliquer dans la gestion quotidienne de l’enseignement or, aucun texte ne leur accorde cette prérogative», a fait savoir Georges Mbeng Ndong, porte-parole du Collectif.

«Le texte de référence que nous pouvons utiliser en la matière, c’est la Constitution. La Constitution décrit très bien quel est le rôle de l’Eglise dans l’enseignement» a-t-il ajouté, indiquant que depuis plusieurs années les présidents d’EEG se distinguent par des détournements d’argent destiné au bon fonctionnement de cet ordre d’enseignement. «Pour cette année, il y a 172 millions de francs de frais d’écolage dont on ne connait pas la destination réelle», a affirmé Georges Mbeng Ndong. «Si le Conseil national ne prend pas des décisions qui permettent à l’enseignement de reprendre ses lettres de noblesse, le mouvement ne va pas s’arrêter et la rentrée scolaire 2020-2021 risque de connaître des problèmes au niveau de l’enseignement privé protestant», a-t-il prévenu.

 
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1 Commentaire

  1. Serge Makaya dit :

    Quand on a au sommet de l’état les personnes les plus corrompus (tous les Bongo-Valentin), la base aussi en souffre. Ce sera un problème (sinon le premier) à résoudre, une fois les Bongo-Valentin à la porte. Pauvre Gabon !!

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