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Le président de l’ONG Croissance saine environnement a décrié le 23 décembre, à la faveur d’une déclaration, le faible niveau d’implication des acteurs aux différentes étapes de concertation permanente multi-acteurs, dans le cadre de la mise en œuvre des politiques sectorielles dans le secteur géré par Lee White.

Nicaise Moulombi, président de l’ONG Croissance saine environnement, membre de la plateforme du Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale (Roscevac), au centre. © Gabonreview

 

La stratégie mise en place par le ministre en charge des Eaux et Forêts, Lee-White, qui écarte les acteurs de la société civile dans la prise de décisions relatives à la mise en œuvre des politiques sectorielle est très critiquée par plusieurs acteurs du secteur.

C’est le cas de Nicaise Moulombi, président de l’ONG Croissance saine environnement, membre de la plateforme du Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale (Roscevac).

Pour le deuxième Vice-président du Conseil économique social et environnemental, cette manœuvre illustre la défaillance des processus multi-acteurs et inclusifs dans le secteur géré par Lee-White. Elle se caractériserait par la faible inclusion dans le processus des différentes catégories de parties prenantes et notamment la société civile ; la faible prise en compte par les pouvoirs publics des avis émis par les institutions constitutionnelles dont ceux du Conseil économique social et environnemental (Cese).

Il en veut pour preuve, le retrait par le ministre en charge des Eaux et Forêts de l’examen du projet de Code des Eaux et Forêts à l’Assemblée nationale d’une part,  l’élaboration et la validation du projet de la loi climat du Gabon en dépit de toutes les insuffisances en matière de planification de la mise en œuvre au niveau national et infranational d’autre part.

«Ces insuffisances ont fait l’objet d’études détaillées par notre organisation, appuyées et revues par des partenaires au développement de notoriété établie. Elles ont été communiquées au Conseil national climat et au ministre de tutelle ayant préféré adopter une position de déni plutôt que d’examiner en toute objectivité ce qu’il en est», a déploré Nicaise Moulombi.

Pour le membre de la société civile, il est important que le président de la République convoque un Conseil présidentiel sur le Climat afin que lui soit exposé par les acteurs de la société civile, les insuffisances autour de la planification de la mise en œuvre au niveau national et infranational de ces politiques sectorielles. «C’est autant d’insuffisances qui lui ont été cachées à ce jour et qui fragilisent son leadership sur cette question. Sous d’autres latitudes, la lutte contre le changement climatique à travers son caractère transversal, est pourvoyeur d’emplois et lutte contre la pauvreté», a déclaré le président de Croissance saine environnement.

 
GR
 

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