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L’ouverture, le 26 novembre avec le film «Kinshasa Symphonie», de la 7e édition des Escales documentaires de Libreville a enregistré la présence de personnalités politiques, diplomatiques et culturelles. Les projets «Le Camp 6» de Roger Biloghé Bi N’no et «L’Africain qui voulait voler» de Samantha Biffot sont les vainqueurs du concours de scénarios de cette année.

Samantha Biffot aux Escales documentaires de Libreville - © François Ndjimbi/gabonreview.com

La 7e édition des Escales documentaires de Libreville s’est ouverte, le 26 novembre, sur Kinshasa Symphonie, un film de Martin Baer et Claus Wischmann qui montre comment 200 musiciens aux chemins différents et sinueux, dans le dédale de la ville surpeuplée de Kinshasa,  se rejoignent dans la salle de répétition du seul orchestre symphonique de toute l’Afrique subsaharienne. C’est le film des extrêmes. Il montre comment dans le dénuement total on peut, avec la passion et la foi, parvenir à jouer l’une des musiques les plus complexes et des plus élitistes du monde. Les invités à cette première qui se tenait à l’Institut français du Gabon (IFG), en ont eu pour le compte et n’ont pas hésité à applaudir à la fin de la représentation comme si ces musiciens avaient joué devant eux.

Un peu auparavant la chorale Les Héritiers de la Louange a émerveillé la salle en interprétant, l’Hymne à la Joie de Beethoven, une œuvre également jouée dans Kinshasa Symphonie. Mais la cérémonie d’ouverture a surtout été marquée par les discours d’ouverture et la proclamation des résultats de l’appel à projets de scénarios documentaires. A cet effet, Patricia Ontchangalt, présidente du jury de la 7e édition des Escales Documentaires, a indiqué que neuf projets ont concouru pour cette édition du film documentaire : «L’homme de la Forêt» de Fidèle Nze Ndong, «La mort d’une bibliothèque» d’Ange Libakou Lissonga, «La dépigmentation» d’Albert Dondo, «Les Funam-Bulles» de Patricia Nguema, «La saga des Nkomi» de Guy Raïvaud, «Les noces de la Lopé» de François Mezui Me Ndong Onana, «L’Africain qui voulait voler» de Samantha Biffot, «Le Camp 6» de Roger Biloghé Bi N’no et «La traversée» de l’Ogooué d’Olivier Renovat Dissouva.

Se basant sur quatre critères aussi idoines que pertinents, le jury, composé de Roland Duboze (cinéaste), Georice Madébé (universitaire et critique littéraire), Valentin Leveau et Eric-Girard Miclet (attaché culturel à l’IFG), a sélectionné deux projets : «Le Camp 6» de Roger Biloghé Bi N’no et «L’Africain qui voulait voler» de Samantha Biffot. Ces deux documentaires vont être réalisés par l’Institut gabonais de l’image et du son (Igis), avec l’appui de ses partenaires.

Présente sur les lieux, Samantha Biffot, 26 ans, directrice de Princesse M Production (PMP), qui a organisé, en septembre 2011 à Libreville, le premier Festival international des courts d’école dont elle est également la directrice artistique, a bien voulu expliquer en quoi consiste son projet : ««L’Africain qui voulait voler» c’est l’histoire de Luc Benza, un Gabonais au destin extraordinaire. À l’âge de neuf ans, il voit un film de Kung-fu. Il pense que tous les Chinois savent voler, comme on le voit dans leurs films et il se met en tête de vouloir voler comme eux. Au terme d’un parcours extraordinaire, il se retrouve aujourd’hui à être le seul acteur Africain de films de Kung-fu et à être un maître de Kung-fu Wushu, mais aussi consultant technique pour la Fédération internationale de Wushu. Il vit actuellement en Chine. Ce qu’il faudra surtout de moyens pour faire ce documentaire, c’est qu’il va falloir aller en Chine pour le suivre dans sa vie, actuellement, sur le tournage de films où, lorsqu’il n’est pas acteur, il travaille à la chorégraphie des combats dans les films. Il y aura bien sûr une grosse partie sur le Gabon. Pour moi, il important de montrer d’où vient Luc Benza, cet enfant  né à Koula-Moutou et qui a grandi à Libreville. Je voudrais montrer que rien ne le prédestinait à un tel destin. Il a juste vu un film et il a commencé à s’entrainer jour et nuit, à apprendre tout seul le chinois pour atteindre ce rêve complètement fou. Il est arrivé dans un pays d’un milliard d’âmes et est parvennu à sortir du lot au milieu de ce milliard d’hommes. Aujourd’hui, il est reconnu en Chine comme une sommité de son domaine. C’est une histoire à portée universelle qui enseigne qu’il faut vraiment croire en ses rêves, même les plus fous».

Blaise Louembé, ministre de l’Economie numérique, de la Communication et de la Poste, qui a honoré de sa présence cette cérémonie d’ouverture, a laissé entrevoir des perspectives heureuses pour le cinéma gabonais : «Nous ambitionnons de réaménager les missions de l’actuel Igis avec la création d’un centre gabonais du cinéma et de l’image. De plus, nous envisageons de créer un fonds d’aide à la production et à la promotion cinématographique qui, j’en suis persuadé, stimulera la création nationale, tout en l’incitant au respect des normes professionnelles internationales. Les objectifs visés sont aussi la conservation et la mise à la disposition du plus grand nombre de la mémoire des images et des sons du Gabon et, au passage, générer des services financiers par une bonne gestion de cette banque d’images documentaires et d’images résultant de la créativité artistique. Cette promotion des œuvres cinématographiques se fera en partenariat avec les majors producteurs et les majors réalisateurs à qui nous faciliterons l’accès à nos magnifiques sites de tournages qui nous rendrons visibles sur la planète cinéma. Nous escomptons générer, grâce à leur location, d’importants moyens financiers

De nombreuses personnalités ont également assisté à cette cérémonie d’ouverture de la 7e édition des Escales documentaires de Libreville, notamment Mme Laure Olga Gondjout, secrétaire général de la Présidence de la République, des ministres délégués mais aussi des diplomates et d’illustres hommes et femmes de culture.

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Petit-Connard Ogandaga dit :

    On aimerait le croire, mais on sait que Blaise Louèmbet dit n’importe quoi. Ce ne sont que de vagues promesses. Dans ce pays, la culture n’a jamais compté et on n’a jamais compris que ça peut contribuer à développer un pays. Où en est-on avec son fameux Koulawood (Hollywood à Koulamoutou)? Qu’est devenu tout le matériel high-tech acquis pour ce projet? Au lieu de le laisser moisir, il devrait donner l’exemple en le donnant gracieusement à l’IGIS. Là on comprendra qu’il veut du bien au 7ème art gabonais.

  2. ni lire ni écrire dit :

    « Qu’est devenu tout le matériel high-tech acquis pour ce projet?  » excelente question PCO

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