TATIE
 

Selon des informations diffusées par certains médias, le ministère de l’Economie aurait signé des accords avec deux sociétés pétrolières au détriment des intérêts du pays. Réagissant par un communiqué le 25 novembre, le ministère de l’Economie a fait une mise au point en promettant des poursuites contre les auteurs de ces informations jugées erronées.

Selon le ministère de l’Economie, le Gabon a accordé des accords transactionnels dans le respect du Code des Douanes. © D.R.

 

Des documents circulant sur la toile et traités par certains médias, depuis le 23 novembre, indiquent que le ministre de l’Economie et de la Relance aurait signé des accords transactionnels au détriment des intérêts du Gabon et par conséquent, du Trésor public. Selon ces informations, par simple signature du ministre, les dettes des entreprises françaises Total et Perenco ont considérablement été revues à la baisse. Elles sont passées de 4, 511 milliards de francs CFA à 150 millions de francs CFA pour Perenco et de 4, 516 milliards de francs CFA à 700 millions de francs CFA pour Total. Ce qui constitue un colossal  manque à gagner pour l’Etat.

Une plainte en gestation

Réagissant à ce propos le 25 novembre, le ministère de l’Économie et de la Relance a, à travers un communiqué, dit attirer l’attention de l’opinion suite à la diffusion de ces informations «à caractère diffamatoire sur les réseaux sociaux». Si le ministère relève qu’il y a eu accords transactionnels au bénéfice des sociétés pétrolières, il note que «les auteurs de cette information erronée confondent les pénalités réglementaires et les accords transactionnels». Pour le ministère, «ces auteurs estiment, à tort, que ces entreprises avaient manifesté la volonté de s’acquitter de leurs pénalités réglementaires qui fixent au plus haut niveau le seuil d’amende prévu par le Code des Douanes».

Selon le ministère, «face à l’incapacité de ces sociétés de payer ces sommes très importantes, des accords transactionnels leur ont été accordés dans le strict respect dudit  Code», sur la base de l’article 327 du Code des Douanes. Un «accord transactionnel est une entente entre deux parties litigantes : les sociétés d’une part, et l’administration des Douanes ou des Impôts d’autre part», précise le ministère qui pourrait porter plainte contre les auteurs de ces « informations ». En effet, insiste l’administration de Jean-Marie Ogandaga, «au vu du caractère diffamatoire du contenu diffusé, les autorités du ministère de l’Économie et de la Relance se réservent le droit d’ester en justice les auteurs de ces informations malveillantes».
 
GR
 

4 Commentaires

  1. Maroga Guy dit :

    Monsieur le ministre ,

    Pourquoi des décisions des accords qui sont faits au nom du peuple sont-ils tenus secrets????

    Vous avez fait ce qui est juste, légal??? soyez transparent, Publiez ces accords!!!
    sinon taisez-Vous?? continuez dans votre dictature!!!!

  2. agent00 dit :

    que mr le ministre nous explique comment il part de 4 milliards pour 150 millions dans sa transaction?

    • Gayo dit :

      Le maboulisme. Le prix a payer pour avoir les crédits de la sulfureuse AFD. Les moments de crise économique sont les bons pour la France de resserrer l’étau sur les pays comme le Gabon et les exploiter d’avantage. Total et Perenco ont dû activer les réseaux mafieux batis par Foccart et De Gaulle pour mettre la pression sur Ali Bongo au moment ou il a plus que jamais besoin de miettes de quelques origines que ce soit pour maintenir son régime qui voit la menace de la cessation de paiement pointer. Il est prêt à vendre le pays. C’est le moment ou la Francafrique va à nouveau prendre le grand contrôle du Gabon qui a plus que jamais besoin de mendier pour faire survivre le régime Bongo. A quand une justice pour les africains contre cette prédatrice France et ses multinationales?

  3. Gayo dit :

    Pourquoi ces accords sont signés dans une opacité mafieuse. Est-ce a cause des intérêts des Bongo chez Total et Perenco que vous sacrifiez les intérêts de notre pays. Le Gabon a depuis des contrats léonins dans le partage de production de notre pétrole. On aurait tout aussi recevoir ces indemnité en en actions de ces compagnies. Le Gabon qui fait partie des premiers pays a avoir fait la prospérité de Total merite des parts de la multinationale plus que le Qatar, mais on n’a pas de dirigeant assez intelligent. N’eut été l’ingratitude et l’égoïsme des francais, le manque de personnalité de nos dirigeants, le Gabon et le Congo seraient dans le Capital de la multinationale Totale. La France paiera chère son exploitation de l’Afrique au détriment d’une prospérité partagée. On entend parler d’hôpitaux chinois, canadien, mais on a du mal a voir l’impact sociale de la confiscation de nos ressources et notre économie par la France et des français.

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