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Bien qu’encadrée par des dispositifs juridiques, notamment la loi n°037/2018, l’exploitation artisanale de l’or à Ndangui «est illicite» car menée en marge des dispositions légales, selon une étude réalisée par l’ONG Brainforest.

L’exploitation artisanale de l’or serait pratiquée en dehors de tout cadre légal à Ndangui. © jeanlou.fr/carnetsdevoyages

 

Principale activité dans le district de Ndangui, dans la province de l’Ogooué-Lolo, l’exploitation artisanale de l’or serait pratiquée en dehors de tout cadre légal. C’est ce que révèle l’organisation non gouvernementale Brainforest dans son étude sur les «activités aurifères autour du permis d’exploitation N° G7-710 de la société Ivanhoé Gabon SA dans le district de Ndangui ».

Cette étude réalisée grâce à l’appui technique de la Coalition nationale publiez ce que vous payez et le soutien financier de FGMC, a été menée auprès des autorités administratives du département de Mulundu, des communautés des villages Ndékabalandji, Popa, Venez-Voir et La Chute, ainsi qu’auprès de la Société Ivanhoé Gabon SA.

Au total, 59 personnes ont été auditionnées pour évaluer le niveau de mise en œuvre des prescriptions légales et réglementaires en matière d’exploitation artisanale ou industrielle de l’or. Selon les conclusions de cette étude réalisée courant 2021, à l’issue de la vaste campagne de démantèlement des camps d’orpaillages artisanaux sur l’étendue du territoire national, l’activité artisanale d’exploitation de l’or à Ndangui «est illicite». Car, elle est menée en marge des dispositions légales : absence d’autorisation, absence de carte d’expart,  non-paiement des taxes, vente de l’or aux acheteurs non autorisés, fermeture du comptoir d’achat de l’or, de l’économat et retrait des gardes miniers.

De l’hygiène et de la sécurité au travail

Par ailleurs, cette anarchie installée sous le regard impuissant de l’administration locale, l’activité d’orpaillage artisanale à Ndangui ne permet aucune règle de sécurité. En effet, sur les différents sites visités, aucun orpailleur ne disposait d’équipement de protection individuelle. Selon les orpailleurs, l’extraction de l’or présente de nombreux risques. Plusieurs orpailleurs interrogés (40) déclarent avoir été victimes d’accidents de travail, notamment liés aux éboulements de terrain et  chutes avec des blessures à la clé. Par ailleurs, ils ne sont pas à l’abri des maladies respiratoires du fait de l’exposition à la poussière.

Au regard de l’importance de cette activité pour les communautés locales, il est important, assure l’ONG Brainforest, que le «gouvernement et la Société équatoriale des mines remplissent leurs obligations en matière de restructuration de la filière artisanale de l’or». Elle recommande également à la communauté d’orpailleurs de s’organiser en coopératives minières, de participer aux sessions de renforcement des capacités des communautés sur le cadre légal et technique, en vue d’améliorer la production de l’or, tout en réduisant l’impact de leur activité sur l’environnement.

 
GR
 

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